Rencontre avec Isabelle Boulay

Le Rendez-vous était à l’auberge Saint-Gabriel, quartier chic du Vieux port de Montréal. Ambiance divine hivernale, Montréal ressemble à une ville fantôme avec sa couverture blanche: silencieuse, onctueuse, molletonnée  et aux rues désertées par ses habitants tranquillement installés dans leurs tanières. Le décor de l’auberge est campagnard, digne d’un chalet huppé québécois : une belle cave à vin, des comptoirs de bois franc, sofa de cuir chaleureux, un orignal empaillé qui regarde du haut le petit jésus siégeant déjà dans la crèche de Noël de l’auberge.

Nous rencontrons Isabelle Boulay dans une mansarde illuminée d’étoiles de Noël. Petite femme à la chevelure d’un roux éclatant et aux bouclettes virevoltant en apesanteur. Regard doux et chaleureux, vernis à ongle noir, bottes en cuir; la chanteuse affiche un sourire contagieux. Elle nous parle de son dernier album « Chansons pour les mois d’hiver » reprenant des chansons de célèbres artistes. « Schefferville, le dernier train », de Michel Rivard, est la première chanson qui l’a inspirée. S’ajoute aussi un morceau de Françoise Hardy, Jean-Pierre Ferland (Feignez de dormir, Je reviens chez nous), Julien Clerc (Le patineur), Francis Cabrel (Hors-saison), Leonard Cohen (La ballade du chien-loup), Patti Page (Tennessee Waltz) et Robert Charlebois, de même que l’œuvre originale qui a donné le titre à l’album, « Chanson pour les mois d’hiver », signée Steeve Marin.

En période de crise économique, la chanteuse a voulu donner du réconfort « C’est drôle, je me suis rendu compte que le fait d’écouter de la musique de ce genre-là était extrêmement thérapeutique pour moi, et que les chansons qui me réconfortaient sont souvent arrivées dans des moments charnières de ma vie, des moments où j’étais déracinée »

« J’ai comme un sentiment d’urgence, et on dirait que mon enfant nourrit beaucoup ma créativité. Et quand on a un enfant, je pense qu’on est plus conscient de plus de choses. On a une meilleure perspective. J’ai l’impression que toutes les choses sont à leur place, à leur juste place. Et avec la bonne distance. »

Découvrez cette petite touche de soleil pendant ces journées enneigées …

Cette entrée a été publiée dans Musique et taguée , par Marie Birrien. Ajouter aux Favoris le permalien.

A propos Marie Birrien

Je suis née à Brest, en France et j’ai grandi entourée de l’océan atlantique et de la chaleur des bretons.Mon père est parti étudier à San-Francisco dans les années 70 et je me suis dirigée vers Montréal en 2003. J’ai été séduite par la vision des Québécois décontractée, ouverte et active de construire la vie; et les musiciens qui peuplent la cité : Malajube, The Dears, Bran Van 3 000, Arcade Fire, The husky, Wolf Parade, Duchess says, The Stills, Call me poupee, Patrick Watson,… Internet m’a ouvert ses portes. J’ai travaillé chez Nurun puis chez Archambault, distributeur de musique, dvd et livres au Québec ; en tant que Directrice Marketing Web. Après avoir vécu 7 ans à Montréal, j’ai décidé de me rapprocher de mes origines et ma famille en Europe. Entre temps, j’ai pris 6 mois pour découvrir une partie de l’Asie en 2010 : Laos verdoyant de rizières, Birmanie si paisible en apparence, Cambodge aux airs d’Indiana Jones avec temples enfouis dans la jungle, Chine méga peuplée, etc ; l’aventure était unique ! Alors à vos lectures ! Avec ou sans lunette. A croquez cru, sinon t'es cuit !

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