‘‘Je vois, je vois…..hum…comment dire…on se reprend un rendez-vous la semaine prochaine ? ’’
Voici la réaction que pourrait avoir Madame Irma en face de Monsieur EMI. Bon pour ceux qui auraient manqué le train, les ventes de CD sont en baisse. Mondialement, elles ont chuté de l’ordre de 10 % en 2007. La raison principale : ces saXauds de pirates dirait Madame Universal ou ces mecs trop coooools narguerait jeune homme Consommateur. La débat du bon, de la brute et du truand est repris également dans la cour des politiques puisque Mister Sarkosy en personne affirme que ” The Internet has become a high tech Wild West, a lawless zone where outlaws can pillage works with abandon or, worse, trade them in total impunity.”1 Sans parler des artistes, dont certains sont davantage propices à évoluer avec le changement : Radio Head offre son album à prix ouvert, Madonna ne renouvelle plus son contrat avec EMI mais avec le géant du concert Live Nation, REM et U2 lancent leurs nouveaux albums avec des sites de réseaux sociaux.
Alors face à ce volcan en plein éruption, les professionnels doivent se poser de multiples questions telles que comment sera l’industrie de la musique dans 1-10-100 ans ?
Dans un avenir très proche, la distribution de musique sous forme numérique semblerait poursuivre son envol. En effet, le téléphone cellulaire passe du simple outil de communication vers un outil doté de multiples fonctions interactives permettant entre autres d’accéder via le net, à une vaste bibliothèque de musique. Nokia innove ainsi en proposant des forfaits de cellulaire incluant le téléchargement de musique. Le modèle d’affaire semble assez onéreux mais une fois qu’il aura acquis sa maturité, il paraît très prometteur. La distribution de CD physiques poursuivra sa descente mais pas en chute libre car une proportion notable de consommateurs sont encore très enclins à utiliser ce support.
Les artistes quant à eux voient l’avenue des concerts d’un nouvel œil. Selon le CIC 2008, “Over the last seven years, the share of total ticket sales for the Top 100 tours has declined from 86 percent down to 59 percent.” Un prix trop élevé, effet internet ou non, entraverait la vente de billets. Cependant pour les prix plus abordables, internet a permis aux consommateurs de mieux choisir et de découvrir facilement et gratuitement des petits nouveaux. Par conséquent, la qualité d’interprétation des artistes est davantage mise en avant. L’artiste au delà de l’interprétation, doit savoir captiver l’attention de son public en live. Il doit devenir une vrai bête de scène en misant sur la provocation, la sensualité, l’humour, la passion, la dance, l’inconnu, la découverte, le partage, etc
Dans un avenir plus lointain, on aura tellement mangé d’OGM….qu’on se sera métamorphosé en lilliputiens. Sans compter la guerre bactériologique éclatante, transformant littéralement les lilliputiens en vrais cochons …
Bon autre scénario, un miracle se produit et l’humanité persiste.
La distribution de musique physique, ne serait pas anéantie car certains consommateurs continueront à se prendre d’affection pour le bon vieux compact disque, d’autant plus s’il revêt une rareté telle qu’un disque de collection. De nouveaux jukes box sur le web tels que Deezer ou Last.fm continueront à verser quelques redevances aux artistes diffusés grâce aux revenus publicitaires. Certains artistes s’associeront étroitement aux marques pour faire de l’art gagne pain. De nouveaux gadgets électroniques utiliseront la musique. Mais là encore, cela suffira-t’il à combler le vide ? Madame Irma, vous voyez quoi de nouveau ?
1) http://www.pollstarpro.com/CIC2008/keynote.htm
Raphaël pour son dernier album a glissé des places de concert au hasard parmi les CD … astucieux!
Perso, rien ne vaut un beau cd avec une belle pochette, beau petit livret bourré de photos, d’anecdotes pour certains.
Mais quand un CD coute 10€ sur le net, et avoisine les 20€ dans le commerce, je me dit qu’il y a un problème.
PS: nouveau projet de loi contre le téléchargement. Il envisagerait de couper la connexion internet au bout de plusieurs avertissements (coupure d’un an maximum)
Christophe