Dernièrement, j’ai fait ma fouineuse sur le net pour repérer des sites communautaires qui promouvoient ou diffusent de la musique.
Ayoye, j’ai attrapé une de ces migraines : pire qu’un lendemain de soirées boules à facettes ! La profusion est tellement forte que l’on dirait que les communautés se reproduisent plus vite que les Gremlins… L’engouement est là.
Communauté signifie que les internautes peuvent partager des intérêts communs au sein d’une communauté. Il n’y a rien de révolutionnaire en soit : les gens font la causette sur le net.
Bref, de quoi passer des journées entières devant l’écran tant l’éclosion de bêbettes dans le genre est importante.
Ce « socialboom » souligne plusieurs points :
– Le besoin vital de socialiser de l’individu. Pour satisfaire ce besoin, l’individu s’adapte aux moyens de communications en place. Il peut ainsi parler face à face en milieu réel tout comme chatter en milieu virtuel. Jamais par le passé l’individu n’a eu de moyens aussi performants, rapides, fiables pour garder contact avec son entourage.
– L’ère numérique bouleverse la distribution de la musique ainsi que son modèle d’affaire. Je ne vous apprends rien de nouveau : la musique devient gratuite via le peer to peer. Chris Anderson, rédacteur en chef du Wired et auteur du livre « The long tail » va d’ailleurs bientôt sortir un livre sur le sujet : Free. Le phénomène est si puissant que les maisons de disque ont presque capitulé sur les acquis passées. Les plus armées choisissent ainsi de se repositionner et tirer profit des technologies.
– Les rôles changent. Auparavant la parole était principalement donnée aux journalistes et critiques reconnus. Maintenant le conseiller en musique peut être Monsieur Madame Toulemonde, celui qui vous croisez en achetant votre billet de loto chez le dépanneur, celui qui se tient à 2 centimètres de vous dans le métro ou encore mieux celui que vous connaissez de longue date et pour qui, « Jamais au grand jamais ! » vous n’auriez promis un futur excitant… On assiste donc à un mélange de contenu journalistique et amateur. Certains amateurs deviennent journalistes et vice versa. Faites le tri !