Adieu noix de coco…Bus poussiéreux…Bouddhas dorés et odeur d’encens …Sourires curieux…
Rebonjour L’Europe, la famille et les amis…
Je viens de vivre une aventure merveilleuse sur la route à découvrir des nouvelles coutumes, des paysages asiatiques à en couper le souffle et rencontrer des voyageurs de toute la planète. Etablie au Québec depuis 7 ans, j’ai décidé de quitter la dolce vita de Montréal le 14 juin 2010 pour me rapprocher de ma famille en Europe. J’ai profité de la transition pour aller découvrir un ptit coin de la planète en Asie : « Salut collègues, amis, poutine, hivers neigeux, parc ensoleillés, bonne humeur québécoise ; je reviendrai vous voir un jour ! »

Enfant birman induit de Tanaka, protection contre le soleil-Yangon, Birmanie.
Je suis donc partie de Montréal pour découvrir les glaciers surplombant les lacs de couleur émeraude de Vancouver et ensuite, la cordière des Andes équatorienne puis je me suis envolée vers l’Asie au début du mois d’août. Atterrissant à Hong Kong, je suis montée vers Beijing en train parcourant ainsi 2000 kilomètres. Après la Chine méga peuplée, j’ai savouré la Thaïlande sous les cocotiers, le Laos verdoyant de rizières, le Cambodge aux allures d’un film d’Indiana John avec ses temples anciens perdus dans la jungle. Ensuite la Birmanie au calme apparent m’a séduite avec les pêcheurs du lac Inle. En Malaisie j’ai savouré les plaisirs gourmands et observer la diversité culturelle entre communautés indiennes, chinoises, malaisiennes, etc. Enfin le Vietnam avec ses conducteurs intrépides de deux roues et ses paysages féériques a marqué mon imaginaire.

Bouddhas dorés dans l'incroyable shwedagon Pagoda a Yangon-Birmanie
Je suis rentrée pour les fêtes de Noel en France et je commence maintenant une nouvelle vie dans l’ouest ! Je compte réaliser bientôt un livre photos de cette aventure. Ce voyage m’a plongée dans une bulle ou les rencontres, les découvertes et l’instantanéité font profiter de la vie avec intensité. Je n’aurai pas autant apprécié ces moments sans les amis de Montréal et de France, la famille, qui suivaient mes histoires et m’ont encouragée à partir. Je pense souvent a eux.
Les rencontres
Mes yeux brillent en me rappelant les personnes rencontrées sur la route. Partir seule est le contraire de voyager seule. Et puis de bons amis, un breton Régis et un montréalais Rico; m’ont font la surprise de me rejoindre en route pour un petit bout. En étant ouverte aux gens, puis avec l’esprit zen des vacances, les interactions avec les locaux et les autres voyageurs deviennent naturelles et vite familières. On se connait peu mais les découvertes culturelles nous rapprochent soudainement. C’est un peu comme l’effet Pad Thaï dans les rues de Bangkok. Au début tu penses que les cacahuètes grillées arrosées d’agrumes ne vont pas bien aller avec les crevettes et l’œuf. Mais tu te lances, tu essayes et tu n’es pas déçu du résultat ! Les globe trotteurs arrivent des quatre coins de la planète : Hollande; Allemagne, France, UK, Espagne, Italie, Canada, Australie, Israël, Belgique; etc. La palme d’or revient aux hollandais que j’aurai le plus croisés et qui malgré leur petit 17 millions d’habitants, trippent voyager. Que font les américains? J’en aurai vu peu, peut-être qu’ils travaillent trop et qu’ils devraient prendre plus de vacances !
Chaque voyageur avec son parcours, sa personnalité donne de l’inspiration pour mener son propre bout de chemin. Il n’y a pas une seule façon de vivre, comme on peut voir à la télé ou lire dans les magasines; il y en a des tonnes !
Parmi les rencontres inspirantes, je me rappellerai de Karine, secouriste en haute montagne dans les Alpes et traversant l’Asie en vélo. Partie de Beijing, rencontrée a Phnom Penh au Cambodge; elle se donnait un an pour retourner chez elle a Chamonix…en vélo ! Elle me dit ”Pas besoin d’être sportive, il faut juste pratiquer régulièrement !” Elle avait une superbe énergie.
A Yangon; une famille back pack avec 3 enfants de 7, 5 et 3 ans parcourent pendant 6 mois la Mongolie, la Birmanie; etc. Eveillés, les enfants racontaient leur voyage comme de vrais machines à parole, ce qui faisait sourire leur mère. Alors avoir une famille ne veut pas toujours dire arrêter de voyager.
Rachel, ancienne journaliste à l’Onu, raconte a Phuket; ses rencontres inimaginables avec Nelson Mandela; le Dalai Lama. Une femme qui avait la tchatche !
A Hanoi, en direction de Sapa, une australienne ayant eu un cancer de la peau, me montre son mollet. Un rectangle de peau d’environ 6 x 3 centimètres manque. Elle sourit a coté de sa copine puis me dit que c’est beaucoup mieux maintenant. Courage…
A Saigon, Thierry, dessinateur, n’avait jamais eu l’occasion d’exprimer son talent avant qu’il ne se lance dans la conception et fabrication de tee-shirts pour touristes. Ses modèles maintenant se font copier tellement que sa créativité pogne.
Et puis tous ces gens qui semblent avoir une vie plus simple au premier abord…Un papy vietnamien polygame, qui continue à veiller sur sa première femme stérile et dort a coté de la deuxième. Toute la famille vit sous le même toit.

Pêcheurs du lac Inle, Birmanie
Les découvertes
Paysages, odeurs; traditions, cuisines, architecture; les découvertes explosent tout au long de chaque journée. Parfois impromptues, inattendues, elles nous donnent l’énergie pour se bouger le popotin.
Et la découverte de soi ? Est-ce qu’on change ? Est-ce qu’on se découvre ou on se redécouvre ? Chaque avis est unique. Naturellement; le contact avec des étrangers dont la culture est très lointaine de la sienne crée une nouvelle perception de soi. D’un point de vue positif; on peut se paraître original et d’un point de vue opposé, on peut se sentir victime de discrimination.
De mon point de vue, c’était que du bonheur et pas de changement de caractère pour Bibi, toujours rêveuse; et meilleure en sens de l’orientation !

Un temple birman
Instantanéité, apprécier le moment présent.
Ce voyage m’a appris à me rapprocher du moment présent à tel point que le futur n’existe presque plus. Je me donne un itinéraire approximatif puis je me laisse porter par les surprises des rencontres. Pas de réservation d’hôtel, je me pointe directement sur place et je m’adapte puis parfois je suis les voyageurs.
Une des techniques de méditation des bouddhistes consiste a se concentrer sur sa respiration pour vivre le moment présent et s’éloigner du désir insatiable du futur.
Alors vive le voyage

Des jeunes moines birmans

Une file de moines birmans lors des offrandes quotidiennes