Le Rendez-vous était à l’auberge Saint-Gabriel, quartier chic du Vieux port de Montréal. Ambiance divine hivernale, Montréal ressemble à une ville fantôme avec sa couverture blanche: silencieuse, onctueuse, molletonnée et aux rues désertées par ses habitants tranquillement installés dans leurs tanières. Le décor de l’auberge est campagnard, digne d’un chalet huppé québécois : une belle cave à vin, des comptoirs de bois franc, sofa de cuir chaleureux, un orignal empaillé qui regarde du haut le petit jésus siégeant déjà dans la crèche de Noël de l’auberge.
Nous rencontrons Isabelle Boulay dans une mansarde illuminée d’étoiles de Noël. Petite femme à la chevelure d’un roux éclatant et aux bouclettes virevoltant en apesanteur. Regard doux et chaleureux, vernis à ongle noir, bottes en cuir; la chanteuse affiche un sourire contagieux. Elle nous parle de son dernier album « Chansons pour les mois d’hiver » reprenant des chansons de célèbres artistes. « Schefferville, le dernier train », de Michel Rivard, est la première chanson qui l’a inspirée. S’ajoute aussi un morceau de Françoise Hardy, Jean-Pierre Ferland (Feignez de dormir, Je reviens chez nous), Julien Clerc (Le patineur), Francis Cabrel (Hors-saison), Leonard Cohen (La ballade du chien-loup), Patti Page (Tennessee Waltz) et Robert Charlebois, de même que l’œuvre originale qui a donné le titre à l’album, « Chanson pour les mois d’hiver », signée Steeve Marin.
En période de crise économique, la chanteuse a voulu donner du réconfort « C’est drôle, je me suis rendu compte que le fait d’écouter de la musique de ce genre-là était extrêmement thérapeutique pour moi, et que les chansons qui me réconfortaient sont souvent arrivées dans des moments charnières de ma vie, des moments où j’étais déracinée »
« J’ai comme un sentiment d’urgence, et on dirait que mon enfant nourrit beaucoup ma créativité. Et quand on a un enfant, je pense qu’on est plus conscient de plus de choses. On a une meilleure perspective. J’ai l’impression que toutes les choses sont à leur place, à leur juste place. Et avec la bonne distance. »
Découvrez cette petite touche de soleil pendant ces journées enneigées …
Un CD : « Déclaration d’indépendence », Kings of Convenience.
Je les écoute en boucle sur myspace depuis ce matin, Kings of Convenience est une petite douceur dans un monde de brutes, une caresse sur la peau, une brise légère sous le cagnard, un tylenol pour les lendemains de brosse, bref une mélodie qui fait du bien !
Les amateurs de folk, musique mélancolique vont fondre pour ce groupe norvégien, dont le chanteur Erlend Øye, à la voix suave et délicieuse; fonda par la suite le projet solo « The whitest boy alive ». Ils ont aussi collaboré avec Feist et Röyksopp
Le Cd est sorti depuis déjà octobre 2009. A découvrir sans plus tarder !
Exposition : John Waterhouse au musée des Beaux Arts de Montréal.
Soif d’univers enchanteresque ? Envie de se laisser séduire par les nymphes et déesses de la mythologie grecque ? Désir d’observer le corps des femmes dans des univers bucoliques ?
Ce peintre anglais appartenant au courant du « préraphaélisme » , adopte le souci du détail pour traduire la réalité; contrairement, par exemple, aux impressionnistes qui transmettent leurs sensations fugaces. Douceur des coussins en velours, solidité du marbre, brouillard de l’étang; l’artiste nous fait sentir les matières et atmosphères de ses tableaux. De plus l’homme a un faible pour la représentation de la gente féminine, les formes sont délicieuses, la peau blanchâtre. Les représentations de Circé, Psyché, Morphée saisissent par leurs regards arrogants, évasifs, séducteurs.
Le tableau le plus célèbre du peintre s’intitule « The lady of Shalott », jeune femme qui meurt de chagrin parceque son amour n’est pas payé de retour par Lancelot.
Mon intérêt diminua pour certaines pièces aux couleurs fades, façonnées d’un esprit anglais froid et de sujets conventionnels. Cependant, le souci du détail jumelé à l’univers féminin mythologique présente les femmes sous un aspect plaisant. Elles s’élèvent par leur majestuosité, ingéniosité et sensualité.
Voici un petit clin d’œil à la reine Circé qui possède plus d’un tour dans sa baguette magique !
« Quand Ulysse et ses compagnons, …, se laissent attirer jusqu’au palais par une voix harmonieuse. La magicienne les accueille et leur offre un cycéon, breuvage composé de gruau d’orge, de miel et de lait caillé. Dès qu’ils ont bu, elle les transforme d’un coup de baguette en pourceaux. … »
Un livre : Le guide Debeur 2010
Envie de partager un moment de complicité avec votre douce moitié ce soir ? Et si vous l’emmeniez au resto ? Oui mais quel resto ? La réponse est dans le guide Debeur 2010. Thierry Debeur, d’origine belge et installé depuis longue date au Québec, a pour mission de chercher les perles rares gastronomiques du Québec. Il parcourt ainsi la région pour donner des étoiles aux meilleures tables et offrir une suggestion de restaurants pour tous les goûts et budgets. Ce grand connaisseur à la fine truffe, possède également une grande expertise pour déceler les bonnes bouteilles. Il partage ses sélections dans le guide des vins Debeur.
Voici une vidéo sur le lancement 2009 du guide au restaurant Hélène de Champlain à Montréal.
Un des plus célèbres auteurs français bobos (bohème-bon chic), Frédéric Beigbeder, était de passage dans la métropole québécoise, pour parler de son « Roman français», récit autobiographique où l’écrivain conte sa nouvelle crise identitaire après 48 heures passées en garde à vue pour consommation de cocaïne sur le capot d’une voiture à Paris. Rencontre avec le joyeux luron pour lequel plaisir rime avec liberté.
Nerveuse, j’ai préparé l’entrevue en ne sachant à quel personnage m’attendre. Allait-il du haut de sa célébrité, être pédant et exécrable ? Avait-il gardé une part d’accessibilité ? Poserait-il le masque impénétrable de la superficialité ? En revanche, quel plaisir de rencontrer l’un des écrivains les plus médiatisés à la plume fluide avec une ombre de noirceur cynique saupoudrée de « je m’enfoutisme ». Après avoir fait quelques recherches, regardée une entrevue menée par Gilbert Lozon pour les Francs-tireurs; difficile de ne pas catégoriser l’auteur en dandy, bourgeois, intellectuel narcissique, avide de stupéfiants, coureur de jupons dont le mot désir ne cesse de raisonner à l’esprit. Je souhaitais ainsi ne pas le catégoriser avec le mot décadence et cherchais des caractéristiques autres qu’adolescent attardé.
Avec Meriem et Isabelle à la caméra, nous nous dirigions vers le café Cherrier sur Saint Denis pour rencontrer l’intéressé. Il arrive, poils au menton avec un tee-shirt à pomme sur lequel figure le titre des Beatles. « Maintenant que j’ai plus de 40 ans, je garde ma barbe pour cacher mon menton gringalet! » prélude l’homme rieur dont les yeux bleus brillent à mille à l’heure. On aborde l’amnésie évoquée au début du roman lorsqu’il cherche à se remémoriser son enfance. Peut-être s’agit-il d’un mensonge par omission puisque cette étape lui rappelle aussi des mauvais souvenirs avec une rivalité exacerbée entre son frère et lui, ainsi qu’un manque de confiance face à la gente féminine du notamment à un corps qu’il juge imparfait.
Ensuite, arrive l’épisode de la poudre blanche, ma fourchette tombe à terre au même moment. « Ça devient très grave, elle commence à perdre ses moyens » dit-il, « Surtout ne coupez-pas ce passage, c’est drôle. », l’écrivain raconte la prise de conscience pendant sa séquestration de 48 heures, sa volonté de retourner aux sources pour essayer de grandir et « ne plus devoir s’excuser d’être celui que je suis ». La suite de l’entrevue se transforme légèrement en séance de psychanalyse, on parle de sa fille « la personne que j’aime le plus au monde » et d’une de ses névroses « Je m’éloigne des gens que j’aime. » Enfin, on finit par aborder les femmes, « Les femmes que j’ai fréquentées ont toutes une caractéristique commune : elles ont beaucoup d’humour. J’ai toujours peur de m’ennuyer alors il faut que ma copine me fasse rire. »
Ainsi au-delà de son côté nombriliste, hédoniste et provocateur; je découvre un homme qui assume de plus en plus son imperfection et n’a de crainte d’évoquer ses tares et faiblesse. Ce qui n’est pas donné à tous. « La société veut trop nous mouler comme des êtres parfaits. Et pourtant, nous sommes tous faillibles. » Charmeur et généreux dans ses réponses, Frédéric prend un grand plaisir à parler de sa dernière création qu’il juge plus sérieuse et authentique. A la toute fin, comble du sort, il dédicace le roman en gribouillant, capuchon du stylo à la bouche, « Roo, je ne sais plus écrire, ça craint ! »
Mitraillette de flashs de photographe dimanche 13 septembre en fin d’après-midi. C’était mon premier tapis rouge, enfin noir, pour être harmonie avec la destinée tragique de Chanel. Le majestueux cinéma Impérial de Montréal accueillait Audrey Tautou et Anne Fontaine pour la première du film « Coco avant Channel ». Comédienne taille de mini guêpe à la robe mauve paillette, au sourire ravageur et réalisatrice à l’allure chic et chaleureuse; se sont prêtées aux appels des journalistes pour évoquer l’histoire mise en image de Gabrielle Chanel, orpheline un temps puis femme visionnaire qui fit naître l’image de la femme moderne.
Sous le signe de la réussite : d’orpheline, elle devient créatrice mondialement reconnue.
Qui n’a pas rêvé de connaître la jouissance du succès ? Mais à quel prix ? Gabrielle Chanel perdit sa mère à l’âge de 13 ans, son père forain l’abandonna dans un orphelinat pour aller faire fortune aux États-Unis. Elle commence à montrer son caractère audacieux lors de prestations théâtrales qu’elle effectue avec sa sœur dans un cabaret en chantant « Coco dans l’trocadéro ». Elle observe les allures des bourgeois en se jurant que ce serait eux un jour, qui mangeraient à sa table. Sa destination souhaitée de prédilection : Paris.
Elle fréquentera un ancien officier Etienne Balsan, incarné par Benoît Poelvoorde, qui se consacre ultimement aux courses de chevaux. Avec lui, elle côtoie cette classe sélecte tout en souhaitant farouchement débarrasser les femmes des ajouts artificiels sur les vêtements et de la lourdeur de leurs corsets, ;les empêchant de respirer naturellement. Elle puise dans le style masculin pour offrir à a la femme des vêtements accessibles, pose une pierre vers l’égalisation du statut homme-femme.
Déterminée, entêtée et orgueilleuse, elle se positionne comme son propre mannequin pour faire valoir son style minimaliste mais chic. Elle passe par-dessus les critiques et indignations de ses pairs. Elle offre quelques chapeaux aux bourgeoises qui, de plus en plus ferventes de sa production; lui font faire ses premières preuves au sein du cercle restreint. Avec l’aide de son grand amour Boy Capel, elle obtient le financement pour ouvrir son premier atelier. Elle ne cessera de travailler jusqu’à sa mort. Au fil des années, elle ajoute certains éléments à ses créations pour que le style de la femme rayonne.
La révolution de l’image de la femme : une femme en mouvement et qui tend vers le statut de l’homme
Corsets serrés, chapeaux aux mille et une plûmes, robe brodées, chargées de fleurs compliquées; Chanel a le don de l’observation. Regard perçant, langue vive; elle juge que les tenues féminines de l’époque empêche la femme de prendre vie et de rendre la fluidité des mouvements. Selon Chanel, on ne doit pas dire qu’une robe est belle mais plutôt que la femme est belle. Chanel offre la liberté du mouvement à la femme.Si au départ ses créations restent minimalistes, elles évoluent au fil des ans vers un luxe plus visible avec une quantité de détails respirable. La réalisatrice Anne Fontaine cite ainsi « Chanel a fait de sa différence un atout. Au début, elle apparaît comme une petite paysanne assez mal grossie avec une petite choucroute sur la tête; ensuite on voit comme sa silhouette détonne sur les autres pour devenir l’incarnation du chic français. »
Comment est-elle arrivée à transgresser les normes ? Comment a-t-elle imposer son nouveau style ? Chanel disait « J’ai inventé ma vie car ma vie ne me plaît pas. » Alors est-ce son besoin de fuir ses origines misérables, qui influenceront tout de même la volonté de tendre vers la sobreté mais aussi l’élégance ? Audrey Tautou mentionne « Très droite et très intègre, cette femme ne baissait jamais la tête. Chanel n’était pas dans le regard des autres, elle était totalement dans la réalisation d’elle-même et dans le refus de considérer sa condition comme une fatalité. »
Sa soif d’indépendance, son orgueil et sa détermination inaltérable ont été vecteurs de son succès. De plus la dame en noir possédait également un bon sens de l’ironie et de la répartie qui séduisaient malgré tout la bourgeoisie. Dans le film, Chanel dit ainsi à sa sœur « Le seul truc intéressant dans l’amour, c’est de faire l’amour. C’est quand même dommage qu’il faille un type pour faire ça ! »
Une femme prolifique en période de doutes et douleurs.
La mère de Coco Chanel soufra de l’emprise amoureuse et financière de son mari volage qui l’abandonnait régulièrement. Coco ne souhaite ainsi dépendre de personne pour ne pas être malheureuse en amour. Elle ne veut pas revivre de situation de femme victime, la femme moderne ne peut ainsi qu’être différente. Néanmoins Coco vivra plusieurs histoires d’amour dont une avec un anglais Arthur Capel dit Boy Capel. Elle se laisse aller à l’aimer, succombe à sa douceur et à l’élégance du style anglais. Pour aller danser à ses côtés, elle dessine à la main et clope au bec, une robe noire et unique parmi les dentelles dansantes de la salle du bal. Figure rassurante, Boy aime la différence de Coco et l’accompagne dans ses idées. Il disparait tragiquement dans un accident de voiture. « En perdant Boy, je perdais tout. » La disparition de l’être aimé marque encore l’acharnement du destin. Coco se réfugie dans la création pour passer par-dessus l’épreuve.
Coco se construit autour de ses doutes, défend son estime personnelle en la réinventant. L’histoire de cette héroïne, téméraire, audacieuse, têtue et singulière, se donnant les moyens de prendre son destin en main; peut inspirer tout un chacun qui souhaite accomplir ses désirs les plus fous. Chanel disait dans une citation révélée par Paul Morand « Ma vie, c’est l’histoire- et souvent le drame- de la femme seule, ses misères, sa grandeur, le combat inégal et passionnant qu’elle doit mener contre elle-même, contre les hommes, contre les séductions, les faiblesses et les dangers de toutes parts. »
Photos de la première au cinéma Impérial : Anne Fontaine et Audrey Tautou
Anne Fontaine et Audrey Tautou
Audrey Tautou, interprête de Coco Chanel
La taille de mini guêpe d'Audrey Tautou
Source : Dossier de presse Alliance Vivafilms, Côté Blogue.ca; le blogue d’Archambault.
Le romancier français qui a vendu le plus de livres dans le monde était de passage dans la Belle Province.
Suite à son passage aux Correspondances d’Eastman, Marc Levy a eu la gentillesse de nous accorder une entrevue.
C’est à l’hôtel St-Sulpice du Vieux-Montréal qu’il nous attendait avant son retour à New York. Souriant et décontracté, cet homme qui a vendu plus de 41 millions de livres s’est ouvert à nous en toute simplicité.
Rencontre très intéressante avec un auteur les pieds bien ancrés dans la réalité.
Quatrième édition du festival montréalais Osheaga.L’île du parc Jean Drapeau a bourdonné pendant deux jours au rythmes britanniques, canadiens et américains de la musique rock, pop et électro. Si le soleil du samedi a ameuté plus de 15 millions de mélomanes, la pluie du dimanche a rendu euphorique plusieurs déjantés amateurs de gadoue dance party !
Voici mes impressions résumées en quelques mots ainsi que quelques photos ( copyright photographes gracieuseté GEG ) et entrevues vidéos faites ensemble avec Jean Philippe de l’équipe de Côté Blogue d’Archambault.
Premier jour : samedi, let the sun shine…
Une Roux prometteuse
La Roux Copyrights photos GEG Martin Thibault
La Roux Copyrights photos GEG Martin Thibault
Lykke Li mystérieuse
Lykke Li photos copyrights Gracieuseté Groupe GEG Martin Thibault
Lykke Li Copyrights photo gracieuseté groupe GEG Martin Thibault
Elbow délicieux
Elbow Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Elbow Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Jason Mraz tête de fouine à l’énergie captivante
Jason Mraz Copyrights photos gracieuseté groupe GEG Pat Beaudry
Jason Mraz Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Jason Mraz Copyrights photos gracieuseté groupe GEG Pat Beaudry
Cold Play enivrant avec la lune étincelant à gauche et les feux d’artifices bombardant le ciel à droite.
Coldplay Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Coldplay Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Coldplay Copyrights photos gracieuseté GEG Pat Beaudry
Deuxième jour : dimanche, let the rain get creasy people !
The ting tings : un Jules de Martino léopardeux et une Katie White en feu.
The Ting Tings Copyrights photos GEG Pat Beaudry
The Ting Tings Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Une Caracole qui décolle…tranquillement.
Caracole Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Caracole Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Un Rufus Wainwright opéresque
Rufus Wainwright Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Chinatown dont l’humour en entrevue bidonne
Chinatown Copyrights photos GEG Martin Thibault
Chinatown Copyrights photos GEG Martin Thibault
Arctic Monkeys
Arctic Monkeys Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Arctic Monkeys Copyrights photos GEG Pat Beaudry
The decemberist in august
Decemberists Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Decemberists Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Decemberists Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Et la finale avec la bête des Yeah yeah yeah
Yeah Yeahs Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Yeah yeahs Copyrights photos GEG Pat Beaudry
Yeah yeahs Copyrights photos GEG Pat Beaudry
J’aurai aimé finir avec la gadoue dance party de Tiga à la petite scène du Meg mais les photos manquent alors cela restera en mémoire.
Rendez-vous l’année prochaine j’espère…
Crédits entrevue : Jean Philippe Therrien et Marie Birrien, Equipe Côté Blogue d’Archambault
Mettant en vedette Jean Dujardin (Brice de Nice, 99 Francs, Contre-enquête) le film a été présenté en grande première nord-américaine en ouverture du Festival du film de Juste pour rire le vendredi 10 juillet dernier.
Douze ans après Le Caire, le fameux agent des services secrets français, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l’autre bout du monde. Lancé sur les traces d’un microfilm compromettant pour l’État français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c’est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l’enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s’en sortir…
Entre voiture de luxe, pitounes et foule, l’équipe de Côté Blogue a rencontré pour vous Jean Dujardin et le réalisateur Michel Hazanavicius.
Archambault, disquaire officiel du festival de jazz 2009, a accueilli plusieurs artistes pendant l’évènement pour des séances de signature. Mélody Gardot, Sophie Millman, Lynda Thalie et Patrick Watson figurent parmi ces derniers.
Archambault, en partenariat avec Totem Acoustic offrait des enceintes aux artistes pour souligner leur talent. Les artistes étaient invités à signer la paire d’enceinte remise à Unicef.Souvenirs en images de ces moments chaleureux partagés avec leur public.
Merci au photographe Charles Henri Debeur pour la grande qualité de son travail.
Mélody Gardot : frêle, élégante et douce
Mélody Gardot Festival de jazz de Montréal 2009
Mélody Gardot Festival de jazz de Montréal 2009
Mélody Gardot Festival de jazz de Montréal 2009
Patrick Watson : spontané, naturel et allumé
Patrick Watson Festival de jazz de Montréal 2009
Patrick Watson Festival de jazz de Montréal 2009
Patrick Watson Festival de jazz de Montréal 2009
Sophie Millman : discrète, rapide et souriante
Sophie Millman Festival de jazz de Montréal 2009
Sophie Millman Festival de jazz de Montréal 2009
Lynda Thalie : rayonnante malgré la pluie, chaleureuse et sexy
Chrystine Brouillet replonge ses acolytes dans l’univers du roman policier,
alors que son personnage principal Maud Graham mène une enquête au coeur des
sectes. S’agira-t-il de « Promesses d’éternité » au paradis ou en enfer ?
Si vous pensiez que les sectes touchaient uniquement les pauvres âmes
sensibles, vous pourriez être bien surpris !
L’équipe de Côté Blogue a rencontré la romancière qui affiche un optimisme,
un dynamisme et une élégance hors pair. L’écrivaine a effectué de nombreuses
recherches sur les sectes, pour arriver à la conclusion que cet univers peut
toucher tout un chacun traversant une période difficile de sa vie et ayant
besoin de réconfort.
En plus de l’intrigue autour de la secte, Maud Graham devra enquêter sur un
groupe de gladiateurs des temps modernes, tout en s’occupant de son ado qui
a des problèmes à la maison. La romancière définit la protagoniste comme une
optimiste active, accessible, réagissant aux problèmes de société.
Chrystine se glisse dans la peau de plusieurs méchants tels que le gourou
qui manipule les esprits décontenancés, mais aussi les membres de son
entourage qui profitent de son charisme sans scrupule. S’agit-il d’un
exutoire pour l’écrivaine ? Chrystine se décrit comme une personne
profondément gaie qui écrit des propos très noirs, mais qui demeure une
bonne vivante.
Pour le concours du Nouvel auteur, Chrystine conseille aux futurs auteurs de
faire un plan, de travailler avec persévérance et de donner les moyens aux
idées de prendre forme.
Découvrez cette femme qui possède une magnifique plume !
Entrevue réalisée par l’équipe de Côté Blogue : Marie Birrien, Jean Philippe Therrien et Sacha Bourque.
Comment faire face à la mort de sa mère ? Dernier volet d’une trilogie, le livre « Cette année s’envole ma jeunesse » relate l’expérience vécue par l’auteur Jean-François Beauchemin suite à la disparition de sa propre mère.
Une année. C’est le temps qu’il a fallu à Jean-François pour faire son deuil. Ses émotions ont été connectées au rythme des saisons : tempêtes de cœur enneigées en hiver et régénérescence avec l’arrivée du printemps et du réveil de la nature. Certaines personnes de son entourage lui conseillaient de se changer les idées, mais il tenait à prendre le temps qu’il fallait pour absorber la réalité vécue.
Résolument joyeux, Jean-François n’a pas laissé sa folie de jeunesse pour autant; il aime raconter des blagues et savourer la vie. Cette expérience lui a néanmoins permis d’approfondir son regard sur le monde et de contrôler davantage sa patience, qualité éminemment difficile à maîtriser.
Une relation entre la mort et celui qui vit le deuil se crée. La mort paraît ainsi comme un fauve qui se couche aux pieds du sujet et que l’on tente de rendre docile.
Ce roman met en exergue la nécessité des poètes de parler de choses utiles, concrètes. Imagination et monde concret ne vont pas à rebrousse-poil. La littérature n’a pas l’unique besoin d’être basée sur des chimères et artifices, puisque le monde réel regorge de beautés. Rencontre avec ce sage homme !
Petite devinette : Ils sont trois, de rose vêtus, une âme de gitan plane en eux….Avez-vous deviné ? Ils allient jazz manouche et tounes des artistes des années 80 tels que Samantha Fox, Michael Jackson, ACDC; etc. Ils sont de retour avec un nouvel album en français…. Rencontre avec les Lost Fingers !
Lundi soir, il pleut, il mouille à Montréal. Direction l’Espace dell’ arte pour une entrevue avec le trio composé de Christian Roberge au chant, Alex Morissette à la contrebasse et Byron Maiden Mikaloff à la guitare. Ils ont un look d’enfer avec leurs bottes en python, ceintures gling gling, complets en rose flanelle ! Pour leur nouvel album « Rendez-vous rose», ils ont voulu offrir un cadeau au public québécois. Avec la participation de plusieurs artistes, ils reprennent ainsi « Ca plâne pour moi » de Plastic Bertrand, « Ca fait rire les oiseaux » de la Compagnie Créole, « Cœur de loup » de Philippe Lafontaine, « La dâme en bleu » de Michel Louvain, « Lady Marmelade » de Nanette Workman; etc. Suite à leurs nombreux déplacements en Europe et aux Etats-Unis, ils seront de retour pour les festivals d’été au Québec et notamment pour le festival de jazz avec un spectacle en date du 4 juillet.
Plus de 5 millions d’exemplaires vendus en 5 ans, Guillaume Musso est l’un des auteurs français populaires les plus lus et traduits à l’étranger. Il vient de lancer « Que serais-je sans toi ? », un livre romanesque illustrant une passion cornélienne ainsi qu’une relation ambiguë : celle d’avoir un ennemi dont on a besoin pour exister. Rencontre avec l’auteur.
Guillaume Musso a cessé son emploi de professeur d’économie depuis peu pour se consacrer à son rôle d’écrivain. L’agenda n’est pas moins rempli puisqu’il enchaîne les séances de dédicaces dans les librairies, les apparitions dans les émissions de TV; enfin un de ses romans « Et après » vient d’être adapté au cinéma avec Romain Duris en tête d’affiche.
Décontracté, chaleureux et sympathique ; Guillaume explique qu’il construit la trame narrative d’une histoire à partir d’un fait qui l’obsède. Il utilise le surnaturel comme parabole pour exprimer les sentiments, le sens que l’on donne à sa vie, la condition humaine. Ensuite, il écrit une biographie intégrale des personnages pour être en totale empathie avec eux. Ces derniers commencent ainsi à prendre vie dans son esprit et viennent parfois influencer le destin de l’histoire de part leur personnalité. C’est là que l’écriture devient la plus créative, désemparante et excitante.
Dans le cas de « Que serais-je sans toi », Guillaume revoyait l’image interminable d’une femme à bord d’un hydravion. De plus ce roman est l’un des plus autobiographique et Gabrielle, l’héroïne, partage de nombreux points communs avec la femme dont Guillaume est présentement en amour.
Roman à dévorer sans modération !
Crédits : Entrevue réalisée par l’équipe de Côté Blogue.ca : Marie Birrien et Jean Philippe Therrien
L’effervescence des nouveautés musicales francophones ralentira au mois de juin. Moins de roulements de tambour, mais plusieurs titres qui retiendront l’attention. Martin Léon sortira son Moon Grill et Metatuk fera La foire aux primates. Dumas, quant à lui,continuera ses créations prolifiques de 2009 avec un nouvel album, Demain. Les gitans des Lost Fingers seront de retour avec un Rendez-vous rose très attendu. De l’autre côté de l’Atlantique, Julien Doré fera connaître Ersatz.
Le compositeur et réalisateur Martin Léon avait obtenu quatre nominations au gala de l’ADISQ en 2003 pour son premier album solo, Kiki BBQ. Également compositeur de musique de théâtre et de projets associés au cinéma, l’artiste restera-t-il un secret trop bien gardé de la musique québécoise avec Moon Grill ?
Avec leurs mélodies accrocheuses teintées de rock, de ska et de folklore, leurs prestations énergisantes et leurs prouesses techniques, les quatre joyeux lurons de Metatuk créent une ambiance des plus festives! Les Montréalais pourront découvrir leur Foire aux primates le 6 juin prochain lors de leur concert au Quai des brumes.
Avec l’album Fixer le temps, porté par une voix douce et des compositions musicales contemporaines et planantes, Dumas s’était positionné comme l’un des artistes phares de la nouvelle scène québécoise. Après le grand succès de Nord en début d’année 2009, suivi de l’album Rouge, l’artiste réapparait avec Demain. La trilogie sera-t-elle éclatante?
Après le succès phénoménal de Lost in the 80s, le trio de jazz manouche revisitant les tubes quétaines des années 80 revient avec un nouvel album en français. Sera-t-il dans la même lignée que le précédent, où le concept était de reprendre un vieux morceau populaire et de le rendre décalé avec un rythme à la Django Reinhardt? Ceux qui ont envie de réentendre du Michel Louvain et « Cœur de loup » vont être servis !
Le jeune homme aux allures de Cupidon séducteur avec sa crinière blonde et sa voix grave a obtenu deux Victoires de la musique 2009 en France dans les catégories « Album révélation de l’année » pour Ersatz et « Clip de l’année » pour Les limites. Il joue de la guitare, du ukulélé et du piano. On pourra le découvrir aux Francofolies de Montréal les 7 et 8 août prochain. Alors, va-t-il pogner auprès du public québécois ?
Saviez-vous que l’on peut faire de la mayonnaise avec du chocolat ? Le chou-fleur se marie-t-il bien avec la papaye ? Connaissez-vous le destin croisée de la fraise et de l’ananas ? Vous pensiez que la figue était réservée pour le dessert ? François Chartier nous fait redécouvrir la cuisine avec son dernier livre Papilles et Molécules, la science aromatique des aliments et des vins.
Il existe des milliers de molécules aromatiques dans une simple tomate, alors imaginez vous les découvertes qu’a pu faire François Chartier en analysant les structures moléculaires et liaisons entre aliments et vins ! Sommelier canadien de réputation internationale, François Chartier cartographie les sensations gustatives ou arômes qui donnent toute la saveur des aliments et des vins. Ce travail est le fruit de 20 années de recherches scientifiques, de collaboration avec des grands spécialistes tels que Juli Soler et Ferran Adria, co-propriétaires du restaurant elBulli de Barcelone, 3 étoiles au guide Michelin.
Le livre Papilles et Molécules s’adresse aussi bien au curieux scientifique qu’au néophyte en quête du nirvana gastronomique. À l’aide de schémas synthétisés et tracés à la main, de magnifiques photos et de conseils pour choisir un arôme dominant, le lecteur peut ainsi laisser aller sa créativité et harmoniser des saveurs complémentaires selon son choix. De plus, il s’agit d’une manière ingénieuse pour remplacer des aliments qui ont des atomes crochus. Par exemple, vous pensiez que le prosciutto s’harmonisait uniquement avec du melon ? Remplacez celui-ci par une figue séchée et ajoutez-y une petite note de Xérès Fino, vous nous en redirez des nouvelles !
Vif d’esprit, passionné, fin connaisseur, notre petit doigt nous dit que l’étoile du succès n’a pas fini de briller au dessus de la tête de François Chartier. « Les partitions et les notes sont à la musique ce que les aliments, les vins et les molécules aromatiques sont à la gastronomie. »
Découvrez la rencontre avec ce grand connaisseur qui nous a conquis.
Crédits : Entrevue réalisée par l’équipe de Côté Blogue.ca : Marie Birrien et Jean Philippe Therrien
En veux-tu, en voilà ! Paolo Nutini, Iggy Pop, Blak Eyed Peas, Sonic Youth, Iron Maiden, Eels, Vanessa Williams, etc. Avant la vague des festivals d’été, les tablettes des magasins afficheront quelques nouveautés qui valent le coup d’oreille. Premier aperçu sur quelques titres anglos à paraître le 2 et le 9 juin :
- Paolo Nutini lancera « Sunny Side Up ». Âgé de 22 ans, le jeune homme irlandais aux origines italiennes possède une voix suave et exquise qui agrémente divinement bien les rythmes folk et country. Pour l’écriture, il s’entoure des renommés Ken Nelson, Coldplay, Ray La Montagne, etc. Il s’apparente ainsi à un James Blunt indie.
- Le sulfureux Iggy Pop fera les « Préliminaires » avec étonnamment, non plus du rock spectaculaire, mais des rythmes jazzy et quelques chansons en français. À ne pas manquer non plus : le nouveau clip interactif King of the Dogs. Les internautes sont invités à choisir leur chien préféré et découvrir ainsi comment une vie de chien prévaut à celle d’un humain !
- Les très célèbres Black Eyed Peas susciteront de nouveau l’engouement avec l’arrivée de leur petit dernier « E.N.D. ( Energy Never Dies) ». Le compte à rebours est déjà lancé sur le site web officiel de la formation.
- Les vieux de la vieille Sonic Youth reviendront en force avec « The Eternal ». Ce groupe avant-gardiste américain fait figure de pionnier du rock alternatif. Continueront-ils à subjuguer leur public ?
- Iron Maiden nous fera voyager avec la sortie du CD-DVD « Flight 666 » Étonnamment, le guitariste Bruce Dickinson ne fait pas que du heavy métal, puisqu’il conduit également l’avion qui permet au groupe de se déplacer entre deux concerts. Alors, les curieux qui souhaitent le voir piloter seront ravis!
- Le groupe de rock expérimental Eels revient avec un nouvel album intitulé « Hombre Lobo, 12 Songs of Desi », dont la sortie est prévue le 2 juin prochain. En attendant, les fans pourront regarder le nouveau vidéoclip Fresh Blood sur le site Stereogum.
- L’actrice Vanessa Williams possède plus d’une corde à son arc. En 1984, sa beauté lui vaut le premier titre de miss afro-américaine. Elle devient aussi actrice de cinéma et de séries télévisées, sans oublier son engagement pour la cause gaie et son talent de compositrice et chanteuse. Imprégnée de l’univers R’n'B et jazz, elle redorera ses cordes vocales avec l’arrivée de son dernier album « The Real Thing ».
- Retour vers la fin des années 60, avec le CD BO du film de Ang Lee, Taking Woodstock. Cette comédie met entre autres en vedette Liev Schreiber et Emile Hirsch, et s’est value une nomination au Festival de Cannes.
- Taking Back Sunday renouera avec ses origines de groupe rock alternatif avec l’arrivée imminente le 2 juin de « New Again ».
Alors dévorez, les musicovores, et rendez-vous très prochainement pour les nouveautés francos du mois de juin. Ceux qui ont dansé sur « Cœur de loup » vont ca-po-ter ! Je ne vous en dis pas plus…
Dans la jungle humaine se cachent des prédateurs aux dents longues, des fourmis consciencieuses, des singes moqueurs et des aventurières trépidantes telles l’auteure India Desjardins. Rencontre avec la jolie demoiselle à la libraire Archambault de Berri Uquam pour la sortie du dernier Aurélie Laflamme Tome 6 « Ça déménage ! ».
Mardi après midi, soleil miroitant par la fenêtre, écran fade d’ordinateur, je me dirige vers la section jeunesse du magasin. Coup d’œil aux étalages regorgeant de bijoux : Morlante de Stéphane Dompierre, Tarmac de Nicolas Dickner, Paul à Québec de Michel Rabagliati, les Chroniques d’une mère indigne T2 de Caroline Allard, etc. Le caméraman installe trépied, micro et caméra pour que démarre l’entrevue. On discute des derniers arrangements jusqu’à ce qu’un tourbillon de gaieté nous approche.
La belle India arrive accompagnée de son agent et nous lance un sourire éclatant à la vitesse d’un boomerang. Il ne faudra que quelques secondes pour briser la glace et sentir sa simplicité et sa chaleur humaine. Observatrice, enthousiaste, spontanée; les néons pixélisés de mon ordinateur ne sont plus que de vieux souvenirs. On parle de sa dernière gourmandise chocolatée de chez Juliette et Chocolat, on commente le livre de psychologie conjugale sur la tablette puis démarre l’entrevue qui sera en ligne prochainement.
Cette jeune auteur de 32 ans a plus d’un tour dans son sac et affiche un parcours digne d’une aventurière qui a su s’accrocher à ses rêves. A huit ans, elle écrivait des histoires qu’elle illustrait de petits dessins. Elle a ensuite été journaliste pendant dix ans, notamment aux magazines Cool et Clin d’œil ainsi qu’au Journal de Montréal. En 2005, elle retrouve son vieil amour : l’écriture de roman. Première histoire avec « Les aventures d’India Jones », de la verve des « Bridget Jones » version québécoise. Puis elle enchaîne les romans jeunesses en donnant vie à Aurélie Laflamme. La série connaît un succès fulgurant avec plus de 300 000 exemplaires vendus des 5 premiers tomes. « Je me sentais extraterrestre plus jeune puis j’ai appris à exprimer mes émotions et à m’accepter. J’ai toujours une part d’adolescente en moi, je déteste faire mon lit et le fais à la dernière minute lorsque ma mère vient me visiter. Je veux donner une image positive des jeunes, c’est une des causes qui me tient le plus à cœur. » C’est ainsi qu’India a imaginé la vie d’Aurélie et la racontera jusqu’à ce que le personnage fasse son bal de finissant.
Dans le tome 6 » Ca déménage », Aurélie traversera plusieurs décisions imposées telles que trouver un travail, déménager, partir en camping avec ses grands-parents. Son optimisme et humour lui permettront de passer à travers . Même si la connexion internet est mauvaise au fin fond des bois, elle restera liée avec ses amies, mettra ses craintes en boite, emballera ses souvenirs et se tournera vers l’avenir. Sans oublier l’amour !
La jolie pin-up India, au nez aquilin, yeux rieurs et longs cheveux raides; travaille aussi à l’écriture du scénario des aventures d’Aurélie au grand écran. « Nous avons collecté la moitié du financement avec Christian Laurence, on continue le projet et ensuite on pourra faire le casting » Elle fait face à un nouveau défis d’écriture puisqu’il s’agit de symboliser les émotions du personnage non plus uniquement en mots mais aussi en séquences d’actions. Souhaitons lui bonne chance et que la flamme brûle de plus belle !
Le journal d’Aurélie Laflamme à découvrir à partir du 20 mai dans toutes les librairies Archambault.
Voyez toutes les photos sur la page Facebook Archambault et profitez-en pour devenir fan!
Rencontre avec Bryan Perro, auteur québécois qui a donné vie à la saga Amos Daragon et autres histoires de science fiction pour jeunesse. A ses débuts, metteur en scène, comédien, conteur; Bryan se consacre presque exclusivement à son art de prédilection : raconter des histoires et faire fleurir le plaisir de l’imaginaire.
Le premier livre présente le portrait de créatures aux premiers abords, obscures et parfois effrayantes : l’homme sans tête de la Côte Nord, les arbres qui saignent, les roches mystérieuses, etc. Finalement leur beauté réside dans l’imagination qui les fit naître et la manière dont elles symbolisent les fantasmes humains. Ainsi c’est de l’obscurité que naît la vérité et non de la clarté absolue. Pourquoi créer des hommes verts d’une force redoutable si ce n’est pour assouvir un désir de puissance absolue….
Enfin Wariwulf, quant à lui raconte l’histoire du tout premier des loups-garous. L’inspiration de l’histoire a jailli dans l’esprit de l’auteur lors d’un des ses voyages en Bulgarie. Une suite à la tome 1 est prévu en octobre prochain.
Merci d’avoir chatouillé mon petit piton, je suis ton poste de TV. Tu as chaud, tu as froid, tu ne sais pas comment t’habiller avec ces changements de température. Alors ne t’affale pas tout de suite comme un ours dans ton canapé, et puis non ne me vise pas avec tes chaussettes sales ! Ok, tu as eu une dure journée mais on n’est pas chez Mémé ici. Redresse toi mon grand, tend l’oreille et ouvre tes pupilles, I’ve got something nice for you… C’est la météo musicale du mois de mai.
une télé
Bonjour auditeurs et auditrices, une effervescence de nouveautés musicales au mois d’avril a engendré des températures jamais vues pour la saison. Tout a commencé avec la perturbation anticyclonique de Ginette Reno qui a demandé à son public de lui faire la tendresse (sortie le 24 mars). Okay jeune public, vous trouverez peut-être que la camisole en poils de Madame Reno est de mauvais goût et qu’à son âge on ne met plus sa poitrine au balcon et bien que nini pour vos parents ou grands parents. Ginette affiche une binette aussi radieuse auprès de ses chers admirateurs. Ensuite, une montréalaise est venue faire monter le mercure avec ses rythmes latins tant appréciés en ajoutant en plus des paroles anglaises. Je parle de la belle Lhasa qui s’est rasée la boule mais qui laisse toujours autant pousser son talent (sortie le 21 avril).
Par la suite, Zeus n’a pas réussi à calmer sa foudre puisque la température est repartie de plus belle avec la sortie tant attendu de Wooden Arms du splendide, délicat, et hors du commun Patrick Watson (sortie le 28 avril). Bob Dylan offre, quant à lui, un arc en ciel de Together through life (sortie le 28 avril). Enfin à la fin du mois, Mister Jean Leloup en personne a décidé de faire sa résurrection en donnant mille excuses à Milady (sortie le 28 avril). Son brin de folie, sa candeur et sa nonchalance créent une avalanche de réactions chaudes et humides.
Jean Le loup, Mille excuse Milady
La tempête humaine : grippe porcine, crise économique et l'Afrique
Alors nous voici bientôt en mai et je vous annonce un brin de précipitations parsemé d’éclaircie. Cependant, navré de vous l’avouer mais nous allons devoir affronter un ouragan de cochons et de frustrations. Cochons, car une endémie de grippe porcine débutée au Mexique soufflera sur le monde. Alors mort aux cochons…et aux hommes, nous n’allons pas pouvoir y résister avec déjà plus de 20 morts répertoriés au Mexique le 26 avril. Enfin frustrations, car toutes les 30 minutes un enfant en Afrique Sub-saharienne meurt du paludisme, sans parler du sida, de la faim qui touche 1 personne sur 3…. Et cette crise qui continue à déployer ses tentacules de panique avec plus de 3000 chômeurs de plus par jour en France pendant le mois de février. L’ouragan de pauvreté humaine nous culpabilisera t’il de nos plaisirs quotidiens d’hommes occidentaux ?
Après la tempête humaine, quelques éclaircies musicales sont annoncées. La chaleur sera moindre qu’au mois d’avril mais notons un vent de fraîcheur pop avec Chinatown qui fera rayonner sa cité d’or sur les tablettes. Un petit groupe montréalais qui mérite qu’on le découvre (sortie le 5 mai). Eminem déclenchera de nouveau un vent de provocation avec son album ‘‘Relapse’’, Eminen non blasphémateur c’est comme un cactus sans épine, impossible (sortie le 19 mai)! Le ciel sera couvert avec la pression athmosphérienne de Marylin Manson qui fera son retour avec ‘‘The high end of the low’’ (sortie le 26 mai). Enfin la pluie de nouveautés du mois de mai arrosera aussi Elton John ‘‘ The red Piano’’ (sortie le 5 mai)., Yves Duteil ‘‘Fragiles’’(sortie le 5 mai)., Sophie Millman ‘‘ Take love easy’’(sortie le 5 mai)., Ben harper ‘‘White lies for Dark Times’’(sortie le 5 mai)., 50 plus grandes chanson de Dalida, compile des Beach boys, etc. Alors n’oubliez pas qu’en mai, dame nature vous donne le go pour faire ce qu’il vous plait.
Chinatown
Alors voila, c’était la pause de la météo musicale du mois de mai…Non mais je rêve tu t’es endormis…C’est comme ça que tu me remercie et en plus tu ronfles. Je sens bien que je vais disjoncter bin raide, tu vas pouvoir toujours courir pour voir ta petite série TV du lundi soir….Gros Moron va… C’est pas une vie je te dis. Signée petite télé en détresse.
PS : ouais j’oubliais, à ne pas manquer mon coup de foudre du mois : le nouvel Album de Général Elektriks, Good city for dreamers….Funky et électroniquement palpitant.
Quel est le comble des voyageurs qui s’installent dans un pays étranger ? Et bien, ils ne voyagent plus….En effet, en majorité, le temps libre est consacré aux traditionnelles retrouvailles en famille. Une sorte de marathon ‘‘retour aux sources natales’’ avec un agenda ultra rempli : jeudi souper chez les cousins Yves et Toutouille, vendredi p’tits coups à boire avec Soso, samedi gros party avec les amies de l’université Fab, Gégé et Clairette; et enfin cassoulet de la grand-mère le dimanche midi arrosé de tylenol pour faire passer le tout ! Dépaysement …total… puisqu’on repasse devant son école maternelle,le boulanger chez qui on s’est empiffré de croissants au beurre, le bureau de tabac ou on achetait ses Marlboro light et il ne manque plus que de croiser la vieille voisine ringarde du 1er pour se sentir à des milliers de kilomètres de la plage de sable fin et simplement à la maison….Le séjour n’est pas non plus désagréable puisque les retrouvailles sont riches en bons souvenirs avec les amis, farniente, chouchoutage par les parents et jouissance culinaire.
Mais dernièrement j’ai eu le plaisir de m’envoler pour une autre destination que la Bretagne et ça fait drôlement du bien ! J’ai attérris dans un petit coin de paradis : le Yucatán du Mexique avec ses magnifiques plages de sable fin et son eau cristalline des Caraïbes. Les complexes hôteliers y poussent plus vite que les Gremlins tant le cadre plait aux gringos américains mais le peu d’endroit authentique vaut le coup d’œil. Qu’il est agréable de s’endormir dans une petite cabane sur la plage de Tulum….La pleine lune se reflète dans les flots de la mer et, le matin, les roucoulements d’oiseaux accompagnent la brise marine soufflant dans les palmiers pour faire un réveil matin tout en douceur…Le proverbe ‘‘ Vivre d’amour et d’eau fraiche’’ prend toute sa signification, de quoi faire carrière comme Robinson Crusoé…Ou alors créer un nouveau babyboom tellement l’endroit se prête aux échanges amoureux !
Tulum-Playa Papaya-Mexico
Autre endroit à garder en mémoire : Tchichén-Itza. Bâtie proche d’un cenote sacré, puits naturel dont elle tire son nom (près du puits des itzas), la cité a été construite vers 450 puis elle fut successivement abandonnée, regagnée et définitivement quittée vers le 13ème siècle. Outre la chaleur assommante, la poussière, les dizaines de mexicains revendeurs de souvenirs attrape-touriste; les temples Mayas rayonnent majestueusement. Lors de l’équinoxe, lorsque le soleil illumine le Castillo, un serpent apparaît le long de l’escalier nord du temple, dessiné par le jeu de l’ombre et du soleil au moment ou il se couche. Pas intérêt de louper son bus, car cela dure que quelques secondes…Sur chaque angle du temple des jaguars et des aigles, on voit un jaguar (la nuit) et un aigle(le jour) dévorent un cœur humain symbolisant l’offrande au soleil. Bref les mayas étaient dans le trip ‘‘ let the sunshine in! ’’ puisque son énergie n’est que bénéfique. Petite anecdote lors de ma visite. Il m’est arrivé un imprévu que je vais vous faire deviner. Qu’est-ce qui est vert, tombe du ciel, se mange, se boit et défonce les pare-chocs de voiture ? Un mini homme vert, nop…Une grenouille, nop….Une sauterelle non plus….Une coco nut… exactement ! On se dit toujours que ça sert à rien les assurances et bien tiens ! Qui aurait cru que ma voiture serait victime d’une noix de coco !
Tchichen Itza
Enfin ces vacances au soleil ont été accompagnées de musique et j’ai eu le plaisir de réécouter du reggae, de la soul, se prêtant tout à fait à l’ambiance relaxe. Alors voici les derniers groupes qui se sont baladés dans mes oreilles :
- Easy star : ce collectif de reggae, dub s’amuse à reprendre des titres d’albums connus tels que ‘‘Dark Side of the moon’’ des Pink Floys, ‘‘Ok Computer’’ de Radiohead ou encore ‘‘Sgt Pepper’s Lonely Club Band’’ des Beatles. Sur le site, vous pouvez écouter abondamment leurs titres avec la radio Easystar
- The gladiators : célèbre groupe de reggae jamaïcain formé en 1967, ils n’ont pas encore dit leur denier mot car le groupe est toujours en mouvement. Plusieurs d’entre vous ont sûrement siffloté sur les rythmes de ‘‘Hello Carol, Trenchtown Mix Up ou encore Naturality’’. Bonne humeur garantie.
- Sharon Jones and the dap Kings : aperçue au festival Osheaga, cette chanteuse américaine de Soul a une énergie impressionnante sur scène. Sa voix rauque et suave est tout à fait délicieuse. Ptit coup de cœur pour le morceau ‘ How long Ticklah remix’
- Desmond Dekker: il fut l’un des premiers chanteurs jamaïcains connus en dehors de son pays. Une voix phénoménale et limpide ainsi que des mélodies inspirées d’un rocksteady engagé et positif.
Alors bonnes vacances aux prochains qui s’envoleront et viva Mexico !
‘‘ Quand on arrive en ville, on arrive de nulle part. On n’a pas de domicile et on fait peur à voir. ’’ Vous rappelez vous des paroles du célèbre Star Mania qui ont tourbillonnées dans nos oreilles il y a déjà plus de …30 ans ? Elles viennent de ressurgir lors de son adaptation récente à l’opéra de Montréal pendant l’hiver dernier. 30 ans, ça paraît une éternité ! Et pourtant les paroles n’ont pas perdu une miette d’actualité et pourraient sortir tout droit d’un manifeste des sans-abris ou anticonformistes. Avant-gardisme lors de la création originale en 1980 ou pérennité de la dualité manichéenne du bien versus du mal dans les citées ? Je partage avec vous mes impressions à la suite de ce spectacle.
Je partais interrogative : le spectacle Star Mania au formatage de célèbre comédie musicale populaire pouvait-il s’élever dans l’univers lyrique et élitiste des opéras ? La réponse est OUI ! Les chansons abordent le sort d’individus mal dans leur peau ou à la recherche d’un idéal inatteignable. Ambiances nostalgique (Stone le monde est stone) et dramatique (SOS d’un terrien en détresse) prédominent. Pour traduire cet effet musicalement, la mélodie de base de Star Mania est bâtie entre autre sur des tonalités crescendo (J’ai jamais eu les pieds sur terre…SOS d’un terrien en détresse), et se distingue d’une chanson presque parlée sans variation élevée de gamme comme celles de Serge Gainsbourg par exemple. La profondeur du souffle, puissance sonore ainsi que les coloratures des chanteuses font divinement échos aux vagues à l’âme des personnages. La cohésion fut ainsi réussie. Et l’opéra ne s’en sort que mieux puisqu’il ouvre ses portes vers un nouveau public et met au placard sa réputation de grande dame sophistiquée et indigeste.
L’interprétation des personnages était saisissante. Vie moribonde pour Marie Jeanne, amour impossible pour Cristal, anarchie sanglante de Johnny Rockfort, fougue séductrice guerrière de Sadia, identité prostituée aux lois du showbizz de Stella Sportlight. Chaque personnage fascine, les émotions se dessinent sur les bouches, regards et gestes des acteurs tels un peintre colore le spectre de la nature humaine. Les acteurs s’abandonnent à leurs personnages non pas pour se perdre eux-mêmes mais pour partager l’intensité des ressentis au public. La compassion nous rejoint lorsque Marie-Jeanne cherche son soleil ou que Stella Sportlight s’éteint ou s’éreinte telle une ampoule en fin de carrière. L’humour réchauffe lorsque cette dernière crache en rafale à Zéro Janvier qu’elle n’est que l’unique convoitise de son égo trip. Le désir émeut lorsque l’ombre de Johnny Rockfort s’adoucit avec la lumière de Cristal.
Les décors sont sublimes. Projections de gratte-ciels sur des vitres de grande superficie avec plus bas les couloirs nocturnes de l’underground café. Des tables en mouvement composent les lieux du café, les danseurs les prennent d’assaut pour y gesticuler merveilleusement bien. La troupe composée notamment d’une danseuse blonde puis rousse et brune font vibrer les planches avec leur vitalité, agilité et sensualité. Tapis rouge époustouflant sur lequel rayonne Stella Spotlight et perchoir de marches en haut duquel règne le totalitaire zéro janvier. Univers kitch des studios télé des années 80 ou Cristal donne ses entrevues. Le spectateur s’empreigne des différentes atmosphères et n’a pas le temps de se lasser d’une scène à l’autre.
Peut-être que Michel Berger sourit dans sa tombe et voyant que son œuvre reste autant d’actualité. Belle réussite à mon goût pour Luc Plamondon qui a initié le projet d’adaptation à l’opéra. Le public québécois a fait honneur à l’interprétation saisissante, la mise en scène et la virtuosité de l’orchestre symphonique. Je serai curieuse de savoir s’il sera présenté à Paris…
Jean-Philippe Duval signe là son deuxième long métrage et redonne vie au célèbre chanteur iconoclaste André Fortin, interprété par Sébastien Ricard. Amitié fulgurante, âme ambivalente du personnage et réalisation très captivante.
Habilement conçu autour d’une double trame chronologique entrelaçant fin et début, le film raconte la vie d’un jeune homme fraîchement arrivé du Lac Saint-Jean qui rencontre dans le métro Patrick Esposito, jeune baroudeur français sifflant l’harmonica comme un merle. Une amitié d’une intensité redoutable jaillit et donnera naissance au célèbre groupe Les colocs. L’amour nous donne des ailes. Quand est-il de l’amitié ? Les jours restants à vivre à Patrick sont comptés puisque ce dernier est atteint du VIH. Dédé Fortin sera alerte à cet état d’urgence puisqu’il mettra tout en œuvre pour que son schum enregistre un album avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi Dédé s’est-il autant donné pour Pat et ne s’est pas laissé guider par lui-même ? Est-ce son instinct protecteur ou salvateur vis-à-vis des démunis? Son admiration pour le talent de blues man de Patrick ? Ou encore la complicité entre les deux hommes laissés à eux-mêmes dans la grande métropole ? L’amitié illustrée dans le film est saisissante tant Dédé agit de sorte à rendre le sort de Patrick meilleur et l’accompagne avec grande dévotion jusqu’à sa mort. Cette amitié sera motrice pour la création du groupe.
Au cœur de Dédé Fortin, viennent pointer des flèches d’enthousiasme, d’énergie débridée, de franc-parler ainsi que de profonde tristesse. Si la musique festive de Julie ou Passe moé la puck illumine son impétuosité, la profondeur des paroles de Belzébuth vient faire écho au destin tragique du chanteur. Lorsqu’il arrive à Montréal, Dédé profite de l’effervescence artistique montréalaise. Sa curiosité insatiable et sa créativité l’emmèneront à découvrir la cinématographie. Il mettra sur pied des techniques d’animation uniques inspirant toute une génération. Il fréquente le cercle des « Cha Cha and the chain gang » et s’éprend pour Nicole Bélanger. Il tombera vivement amoureux de cette jeune graphiste avant de rencontrer Sophie Lajoie, une danseuse l’initiant au rythme des claquettes. « J’ te dis qu’à soir dans mon ptit cœur y fait fret… J’ai jamais dit je t’aime tout court. J’ajoute toujours quelque chose après. C’est comme ça qu’on voit si on est en amour. Je t’aime beaucoup ça fait moins vrai… Bin oui regarde don j’ai 35 ans. Je sais j’en ai pas l’air, j’suis encore plus jeune par en dedans. L’amour, la mort puis tout, c’est des questions trop grandes pour moi. » Une vulnérabilité saisissante émerge de la chanson Sur mon répondeur. Dédé apparaît comme un éternel enfant, fuyant les engagements. Au bonheur amoureux, succèdent des longues périodes de solitude dont il ne se remettra pas à l’aube de la quarantaine. Dédé le fervent souverainiste subira également le choc du deuxième référendum en ne pouvant se résilier à un Québec non indépendant. Impasse de la maladie, solitude, amour échappé et déception identitaire politique marqueront à jamais sa peine.
Sébastien Ricard intreprête Dédé Fortin
La réalisation du film est prometteuse. Si le film est clairement une fiction avec l’interprétation donnée de Sébastien Ricard, c’est aussi un récit biographique fondé sur un long travail de recherche jumelé à l’expérience de Jean Philippe Duval en tant que réalisateur de documentaires. La fiction vient romancer l’histoire sans dénaturer la vérité. Certains épisodes sont moins abordés afin de respecter la durée du film cependant le spectateur baigne profondément dans l’univers des Colocs dès la première minute. Avec la magnifique animation du début sur le chat Belzébuth ainsi que l’épisode de Dédé arrivant à Montréal, le réalisateur fait un beau clin d’œil aux techniques d’animation innovantes de l’artiste. Sébastien Ricard se fond dans la peau du personnage en interprétant talentueusement plus d’une dizaine de chansons. Les timbres de voix et notes sont si ressemblants qu’on se demanderait si ce n’est pas la voix de Dédé Fortin remastérisée. Sébastien donne ainsi la réplique à Claudia Ferri, interprétant une Chacha rock and roll; Bénédicte Décary incarnant une Nicole sensible. Cette dernière est aussi montée sur les planches du TNM dernièrement en tant que Suzanne du Mariage de Figaro. Mélissa Désormeaux Poulin révèle une Sophie nature et féminine, Joseph Mesiano reflète un Mick sympathique et bon vivant. Enfin, Dimitri Storoge joue un Pat émouvant à l’aube de la mort. Et pour conclure avec le mot du réalisateur « Il voulait comme beaucoup de jeunes adultes de cet âge réinventer le monde, mais Dédé était certainement le plus idéaliste, le plus rêveur et le plus grand poète de nous tous. Porter l’histoire d’André Fortin au cinéma correspondait à ce registre intime essentiel qui me fit dire que j’étais avec ce film-là où je voulais être, un témoin passionné de la société dans laquelle je vis… La piste à suivre était maintenant claire : faire un film de cœur et de tripes, un film hommage, sans flafla ni fioritures, avec inventivité et intensité, sans compromis ni racolage, avec tout le respect que je lui devais, avec ma vision d’artiste, imparfaite et entière. »
À vous d’en juger ! Un film à voir !
Dédé Fortin- A travers les brûmes, avec Sébastien Ricard, un film de Jean Philippe Duval
‘‘ Bienvenue ! ’’, une voix rocailleuse émane du cœur du public vers les cowboys plus que fringants sur la scène du National. ‘‘ Merci…C’est qu’on reste à 30 minutes de Montréal alors on se sent comme chez nous. ’’ Chez eux ils l’étaient et le public, en cercle intime et chaleureux, leur a fait honneur. On aurait pu se boucher les oreilles, les bottes cognaient le sol au rythme du violon de Marie-Annick Lépine et de la guitare de Jean-François Pauzé. Les bouches fredonnaient avec ardeur les paroles de ‘‘ Manifestation, Ti-cul, plus rien ou encore Les étoiles’’. Les sourires de la foule ricochaient avec la bonne humeur des musiciens.
Après leurs concerts donnés à guichet fermé à la célèbre salle parisienne L’Olympia, Les cowboys entament une nouvelle tournée au Québec suite au lancement de leur dernier album ‘‘ Sur un air de déjà vu ’’. Leur interprétation se démarque notamment par la prestance de la belle violoniste. Gracieuse, se dandinant tel un serpent, Marie Annick caresse son violon avec fluidité et vigueur. On ne se lasse pas de la regarder jouer. Il ne manque plus que d’entendre sa voix pour être complètement submergé par son charme. Karl Tremblay, quant à lui, interpelle par la profondeur de ses paroles. Il fustige le déséquilibre de l’économie actuelle et son effet pervers sur l’écologie ainsi que la répartition des richesses. Son air sympathique fait transparaître le côté épicurien et bon vivant du collectif. Il est accompagné par l’autre membre pilier du groupe, Jean François Pauzé, tantôt concentré sur son instrument, puis tout d’un coup en furie telle une toupie sur scène.
Les cowboys avec la popularité de leurs albums précédents avaient tous les ingrédients pour lever la température de la salle. Seule mécontentement, on aurait aimé plus de chanson du dernier album pour le découvrir davantage. Comme le nom de l’album l’indique (Sur un air de déjà vu), peut-être étaient-ils mois inspirés par ce dernier. Alors, amoureux du folklore québécois, rendez-vous au théâtre National cette semaine pour 2 heures de folies !
» Une étude anglaise démontre que les femmes qui mangent des céréales le matin mettent au monde plus facilement des garçons que des filles. ’’ J’ai lu cette phrase sur l’écran pixélisé orange du métro en direction de la station Berri Uqam. La matinée avait commencé fort, je m’étais agitée telle une autruche en furie pendant 15 minutes à l’entrée du métro en pensant ‘‘mais pourquoi elle ne marche pas ma carte !’’, jusqu’à ce que je lise sur la fameuse carte ‘‘ Bibliothèque nationale ’’…Un sourire s’est immiscé au coin de mes lèvres puis ensuite je me suis installée dans le métro et j’ai lu cette phrase et là le sourire a explosé. J’ai pensé ‘‘ Des gens croient-ils a des affaires pareilles ? ’’
Une panoplie d’idées débridées a envahi mon esprit : manger de la morue avant de faire l’amour augmente la circulation sanguine et stimule l’accès au plaisir. Il est recommandé de boire un verre de vin par jour pour augmenter son quotient intellectuel. Boire du lait de soja à 3 heures du matin le dimanche diminue l’arrivée des rides.’’
Les conseils de diététiques fusent de toutes les bouches, journaux et magasines; si bien qu’une religion des régimes s’est installée. Tous les adeptes souhaitent atteindre le culte du corps parfait, celui que notre imaginaire façonne à sa façon et celui que seule une mini partie de nous atteint. Les croyances sont variées, certaines sont plus scientifiques que d’autres, certaines sont fondés sur le bon sens et d’autres sont pleines d’illusions ou de dérisions pour d’autres.
Ce sujet mérite l’attention car il est à l’esprit de la grande majorité des femmes et touchent aussi beaucoup d’hommes; je n’y échappe pas non plus. Il m’a beaucoup travaillé jusqu’à ce que je prenne du recul sur cette recherche d’absolu. Mon entourage m’a apporté aussi un regard enrichissant sur le sujet, je suis allée rencontrer la nutritionniste Guylaine Guèvremont. Je m’attendais à ce qu’elle me bombarde de conseils tels que ‘‘ Mange pas plus de 3 pommes par jour, bois beaucoup d’eau, blablabla, pipo, pipo, pipo.’’ Et finalement, elle m’a guidé de nouveau vers le sentiment de satiété. Sa technique se résume donc à ‘‘ Tu manges quand tu as faim et tu arrêtes quand tu n’as plus faim. ’’ Ainsi pas de restriction à savoir ne pas manger tel ou tel aliment, manger de tel et tel façon dans tel ou tel occasion, juste manger jusqu’à se sentir à satiété. Satiété ne voulant pas dire être pleine à craquer mais être rassasiée et satisfaite. Ainsi plus de règles divines et contraignantes si ce n’est celle que d’être à son écoute.
Bref, mangez des céréales si vous en avez envie et que la fibre naturelle de vos envies et gourmandises de crêpes, muffins, biscottes, craquottes, confitures, chocolat prenne le dessus !
Je me rappelle de Franz Ferdinand lors d’une belle après-midi d’été dans ma région natale, la Bretagne pendant le festival de Musique ‘‘ Les Vieilles Charrues ’’. Avouez que le nom fera sourire plus d’un ici au Québec. Et non, il ne s’agit d’un rassemblement de proxénètes mais plutôt de 3 jours de méga parties de musique. C’est dans le même esprit que Woodstock en Bauce, Osheaga et Pop Montréal. Le soleil chauffait fort sur nos crânes, on s’aspergeait d’eau pour résister ainsi à la mini-canicule.
Ils sont arrivés relaxes dans l’après-midi, accompagnés de belles pines ups, après avoir fait les tests de son, ils se sont tranquillement installés dans leurs loges pour boire une bière. Et trois heures plus tard, ils sont montés sur scène. Ils ont fait décoller la foule avec la célèbre chanson ‘‘ Take me out’’ et dans le délire j’ai perdu mes lunettes de soleil, renversé mon verre sur mon voisin sans oublier tout en lui écrabouillant les pieds. Une vague de milliers de têtes humaines criaient avec le chanteur Alex Kapranos devant moi.
Ils reviennent en force aujourd’hui avec leur album ‘‘ Tonight : Franz Ferdinand ’’, 3 ans après ‘‘ You could have it so much better. ’’ et 5 ans après ‘‘ Franz Ferdinand ’’ qui avait alors propulsé le groupe dans les arènes mondiales du rock.
Ce qui m’a frappé le plus après la première écoute est l’aspect électronique novateur par rapport aux précédentes compositions. Les Franz Ferdinand évoluent ainsi avec leur temps et se réinventent avec un son synthétique, dansant qui surprend. Le ptit beat électro de la chanson ‘‘Can’t stop feeling’’, style grosse trompette qui bave, donne un effet entraînant. Cette caractéristique est due notamment à la méthode d’enregistrement. Dans le journal Presse, le chanteur dit ainsi ‘‘Nous avons travaillé dans un vieil immeuble, ce qui ne nous a pas menés au traitement d’un studio normal. Un studio, en fait, neutralise la personnalité acoustique d’une pièce…Nous avons aménagé une pièce avec panneaux acoustiques et gros coussins pour recréer les conditions acoustiques d’une discothèque. ’’ Trop de technique tue la musique ! Ca me fait penser au groupe Metronomy qui avait aussi utilisé des moyens moins développés, pour cause de budget limité et avaient su créer une atmosphère électro sautillante, imparfaite, vivante, organique et évolutive. D’ailleurs les deux groupes ont travaillé ensemble.
La délicieuse voix du chanteur caractérisé d’un accent soooo scottish, donne le ton à l’accompagnement sonore varié, rêveur tout comme énergique. L’album a été baptisé ‘‘ Tonight ’’ après que les chansons soient crées. On peut donc parier qu’il ne s’agissait pas de partir d’une thématique pour créer un ensemble de chansons mais plutôt de laisser aller inspiration, spontanéité pour refléter l’inconscience des artistes. Le rock est donc tout sauf mécanique, répétitif. Le chanteur dit ainsi ‘‘ Pour moi le rock consiste encore à produire des sons inédits. Ce qui implique un peu d’expérimentation sans se perdre dans le laboratoire. Le rock doit toujours comporter des mélodies qui s’impriment dans les têtes, mais il faut trouver de nouvelles manières de traiter ces mélodies et de déclencher de l’émotion.’’
Avis à toutes les crevettes de la planète, j’ai ce qu’il vous faut pour rester roses et frétillantes… Non mais sérieux, mère nature, tu nous fais de ces cadeaux ces temps-ci avec les -35 degrés qui s’infiltrent dans les veines de Montréal ! Alors pour garder de la chaleur et éviter la sensation tête dans le réfrigérateur, je vous conseille :
1- Boire un grand verre de vodka…avec de la pomme bien sûr pour la douceur.
2- Mettre en pratique le proverbe qui dit ‘‘ Un québécois ne passe jamais un hiver sans femme.’’ Je ne vais pas vous faire un dessin, en avant pour la cruzze !
3- Inviter des amis à votre appart et envahir le dancefloor avec la musique de Metronomy. Voici comment j’ai commencé à aimer Metronomy :
Je les ai découverts à une soirée du Meg aux Saints. Je tamponnais les invités pour avoir mon billet d’Osheaga gratuit. De temps en temps, j’allai faire un ptit tour dans la salle, histoire de voir l’ambiance. Après le couple déjanté de Kap Bambino, arrivaient les 3 garçons de Metronomy. La salle était plutôt petite, l’ambiance relaxe et donnait un bon départ au Meg. Les artistes étaient concentrés sur leur clavier pour que l’électro s’assemble aux éclairages fluos et vaporeux de la scène.
Avec un bel accent anglais, un sourire jusqu’aux oreilles, des mélanges audacieux et boostants de synté; les artistes ont su donner une saveur délicieuse à la composition électro pop. J’ai dansé sur la mélodie de la toune ‘‘Heartbreaker’’ puis la voix irréelle et enfantine de ‘‘My heart rate rapid ’’ m’a fait sourire me rappelant certains rythmes du groupe ‘‘Of Montreal ’’ J’apprécie aussi leur côté imparfait, sautillant et spontané, les chansons ne ressemblent pas à un moule préconçu d’avance mais plutôt à un ensemble vivant, organique et évolutif. Ce qui séduira aussi la nouvelle génération avec une production décontractée et petit budget mais qui pourtant donne des effets musicaux étonnamment séduisants.
Ensuite j’ai continué à écouter Métronomy sur les ondes de Radio Nova, ces trois garçons plein d’avenir semblent rayonner de plus en plus en jouant notamment avec Bloc Party, CSS, Klaxons et Justice. Les trois garçons Joseph Mount, Gabriel Stebbing et Oscar Cash ont aussi remixé plusieurs artistes tels que Roots Manuva, Franz Ferdinand, Klaxons, la Ladytron nationale, Love is all et Lykke Li. Tous les trois aiment tripoter leurs synthés, Joseph ajoute sa voix et guitare; tandis qu’Oscar fait du saxo et Gabriel de la basse.
Le nom fait penser à un mix entre ‘‘ Métronome ’’ (instrument permettant d’indiquer un tempo) et ‘‘ Astronomie ’’ (les astres et le ciel). Les Métronomy veulent-ils faire danser les étoiles ? Pour le vérifier : écouter le dernier album ‘Nights out’. En vente chez Archambault
Je ne sais pas vous mais je deviens web dépendante, grave de chez grave ! Si je calculais le nombre de minutes passées devant l’ordi, ça ferait une somme astronomique. Internet est devenu mon meilleur livre, mon magazine préféré. Il fait aussi office de petit écran, lecteur radio, diaporama d’images et télé transmetteur de messages auprès de ma famille et amis. Le monde réel reste l’univers de l’authenticité, des sentiments et du plaisir. Pour rien au monde je ne m’en passerais mais j’ai le sentiment via internet de vivre une époque super stimulante. Apprendre à y diffuser de l’information, mieux comprendre les internautes et les faire participer font partie de mon métier. Tous les jours, j’explore la toile pour suivre son évolution et découvrir comment le web participatif redéfinit la donne.
Le dernier exemple le plus marquant à mes yeux fut la campagne d’Obama. Non pas que je veille vous gaver d’une couche supplémentaire d’Obama, omini-présent, mais cet homme a malicieusement utilisé internet pour rassembler les foules. Il y a un article intéressant dans le dernier numéro du magasine l’Actualité sur le sujet ‘‘Obama.gov’’. En utilisant les courriels, blogues, sites de réseautage tels que Facebook, le président américain a pu amasser près de 700 millions de dollars et dispose d’une banque de courriels de plus de 10 millions d’adresses courriels. Sa technique : recruter sur le web des partisans, qui firent alors du prosélytisme dans leur voisinage. Et les ingrédients du succès furent là : un réseau sans frontière physique, 5 dollars par ci, 5 autres par là; des débats d’internautes et idéation collective sur le programme électoral.
Lors de son investiture, Obama a aussi marqué le phénomène numérique avec la télé sociale. Avez-vous entendu parler de ce dernier joujou ? CNN et Facebook se sont associés pour transmettre ce moment par télédiffusion, accompagnée d’une fonctionnalité de twittage ( microblogging). Ginette tranquillement installée devant son PC à Paris pouvait donc commenter l’évènement en directe avec Rebecca, sa cousine portugaise; elle-même devant son Mac à Lisbonne. Un petit joujou qui pourrait donc devenir gros.
La télé sociale : télédiffusion et twittage
Internet dépasse maintenant la presse écrite comme source d’information, d’où son rôle majeur de portail d’information planétaire. Bien sûr, il y a du bon et du mauvais. Du mauvais notamment avec les risques de piratage d’identité et d’étalage abusif de la vie privée. Le magasine le français Le Tigre a frappé fort dernièrement en retraçant la vie privée d’un certain Marc L. qui avait rendu disponible sur le web de nombreux détails sur son identité et sa vie. L’exercice est saisissant tant le portrait retracé fait penser au discours d’un agent du FIB qui vient de coincer son dernier poulet. Je comprends que ce soit disant Marc ait eu une belle frousse. Alors certes, il faut faire attention à l’information diffusée publiquement et réfléchir un minimum. Il y a aussi du bon, car l’intelligence devient collective et non plus isolée. Un sujet est lancé sur le web puis les internautes peuvent interagir, apporter leurs points de vue mutuels pour enrichir le résultat final. N’est-ce pas en remettant en cause son point de vue, en s’ouvrant vers de nouveaux horizons que l’on ouvre le dialogue et qu’on avance ?
Tout ça pour dire que le web prend de plus en plus de place dans nos vies. Parfois il nous fait flotter dans une mer encore nébuleuse, jeune, nerveuse et agitée. Il faut alors se creuser la tête pour trouver des outils, idées pour le maîtriser. Développer son imagination et son sens de la création est un beau moyen pour voir la vie du bon côté.
Petite rétrospective sur les derniers albums qui m’ont sifflés dans les oreilles dernièrement et que je souhaite vous faire partager
1)Emiliana Torrini – Me and Armani
Tout d’abord il y a ce petit bijoux provenant d’une chanteuse italiano-islandaise, une révélation à mes yeux tant la voix est douce et sensuelle ainsi que l’accompagnement sonore riche et surprenant.
Une amie m’a fait écouté la chanson « Jungle drum »le jour du réveillon de Noel en me disant « C’est ma chanson du matin » puis s’était mise à sautiller en l’air comme une enfant. L’expression amicale et sereine du visage d’Emiliana sur la pochette m’a donné envie d’en savoir plus. Je me suis prélassée en écoutant cet album pendant le trajet en autobus Montréal-Québec du premier de l’an et en laissant toute la place à mon imagination. L’ambiance générale est pop lyrique, cependant chaque chanson possède son identité, son rythme, ses transitions et évolutions; ce qui plaira aux mélomanes curieux et avides de découvertes. Des rythmes réguliers et jazzy de « Me and Armini» aux ambiances félines, rock and roll et terriblement sexy de « Gun», sans oublier les sensations planantes et mélancoliques de « Birds»; Emiliana explore et retombe toujours sur ses pattes.Que lui reprocher ? Je ne vois pas à part lui en demander plus et de venir faire un tour par Montréal.
J’apprécie particulièrement :
-« Dead Duck» : pour le petit bit électro accompagné de la voix de la chanteuse sous forme écho ainsi que l’interlude de cordes et piano qui relance le rythme vers la fin.
-« Gun » : des balles qui sifflent, une guitare qui donne un côté obscure, une Emiliana mystérieuse, affirmative et très sexy.
-« Birds»: voyage relaxant dans les airs.
2)Ratatat – LP3
Un samedi midi,j’étais dans la boulangerie « Les copains d’abord » sur Mont-Royal. Puis les employés servaient chocolatines et croissants sur un rythme électro super agréable. Je demande alors à la serveuse ce qui jouait et c’est comme ça que j’ai connu la première fois Ratatat.
Après leurs deux premiers albums, Ratatat en 2004 puis Classics en 2006, ce duo américain a donc sorti LP3 en 2008.
Une des particularités de Ratatat est de ne pas avoir de paroles, la musique est reine et prend toute la place. Percussions, clavecin, synthés passés au vocoder, guitares électro, grésillements, les musiciens trafiquent les sons pour créer un univers bien à eux. L’univers est parfois très calme, nostalgique, créant ainsi une bonne musique d’ambiance. Cependant, la musique n’est pas monocorde ni répétitive. Ratatat ajoute des ingrédients au fur et à mesure pour donner du fun.D’autre fois le rythme s’accélère et donne terriblement envie de danser et de profiter de la vie.
- Sur « Shiller», le début est calme, dramatique. Des sons synthétiques et ronronnements électroniques donnent la réplique au clavecin.
- Mélange original sur « Mirando» pluie de sons rappelant les jeux vidéos etambiance de jungle à plusieurs reprises, sans oublier la douce mélodie des guitares électros vers la fin.
- Ambiance planante sur « Flynn » et burlesque sur « Ghipsy threat».
3)Velour Brigade- Artiste of the year
Velour Brigade- Artiste of the year
Un album de musique électro qui mérite à être davantage connu. Un groupe de Montréal, de Joliette avec des membres qui se sont connus dans les bacs à sable.
Leurs influences vont de Led Zeplin au Chilli peppers, du trip-hop au hip hop. Ils ont joué au festival de jazz de Montréal tout comme le festival d’été de Québec.
Des morceaux remplis d’originalité avec des ambiances parfois disco-fever, d’autres rock,jazzy puis électro-glitch. Une compilation pleine d’énergie, osée et qui fera danser plus d’un sur le dancefloor.
Mes petits préférés vont à :
-« Champagne, licorice et cassoulet» : rien que pour le titre
-«Sexy me et sexy you»: pour la cadence fusée
-«Love agenda et Oh La La»: pour le côté kitch décalé
Mercredi après-midi, après ma pause du midi, j’ai fait un petit détour par la librairie du magasin Archambault Berri. Je suis tombée sur un vrai trésor pour la dévoreuse de chocolat que je suis !
Si j’avais à révéler mon péché mignon, je vous parlerai de ces merveilleuses graines de cacao divinement transformées en chocolat. Accro je le suis, à tel point que si je gagnais un voyage sur une île déserte, j’emporterai juste un bikini avec une tablette de mon chocolat préféré, sans oublier l’album « The greatest » de Cat Power…Mais bon, je n’ai pas encore gagné de trip pour Honolulu alors retour à la réalité ou le chocolat me procure détente et plaisir.
Avant de vous parler du livre « Les arômes du chocolat », saviez vous que le chocolat est aphrodisiaque en stimulant la fabrication de molécules de dopamine par le cerveau ? Qu’il favorise l’antivieillissement avec sa vitamine E en améliorant l’hydratation de la peau ? Qu’il est bon pour le système cardiovasculaire et fait baisser la pression artérielle ? Et enfin qu’il est riche en fer, potassium et décontracte les muscles en raison de sa richesse en magnésium… De quoi en faire votre nouveau meilleur ami et mettre de côté toutes les formules magiques amincissantes.
Le livre « Les arômes du chocolat »m’a attiré l’attention par son look. La couverture du livre ainsi que les bordures de pages sont entièrement argentées et rappellent la couleur du papier aluminium. De plus une fine enveloppe en papier de présentation recouvre le tout et donne ainsi l’impression d’avoir entre ses mains, une tablette de chocolat grandeur géante. La présentation est très classe et délicate, tout comme le sont les confections des artisans chocolatiers
J’ouvre le livre et l’eau me vient à la bouche.Chaque recette est accompagnée d’une magnifique photo aux couleurs chaudes et appétissantes. Le plaisir de la vue frétille. On devine à peine l’endroit ou sont prises les photos. L’objectif vise pleinement les petits plats au chocolat pour mettre en lumière leur texture moelleuse, compact, aérée, glacée ou mousseuse. Coulis de chocolat noir dévalant un superbe gâteau au chocolat. Cœur coulant voluptueux au sein d’un tendre fondant. Crème fouetté légère et saupoudrée de cacao à demi immergée dans un chocolat chaud viennois…. La vedette photographiée est accompagnée d’une recette sommaire qui semble simples à mettre en pratique. On trouvera aussi du contenu intéressant sur le chocolat et les traditions dans le monde, la fabrication et conservation du chocolat, des trucs et astuces pour cuisiner le chocolat, etc.
Mes coups de foudre vont à :
La crème au beurre au chocolat
« Indispensable dans la délicieuse bûche de Noel, elle parfume aussi très agréablement la génoise et les macarons. » La photo est superbe avec des couleurs reflets or dans la crème.
Les orangettes confites au chocolat
« Les zestes d’orange confits et le chocolat noir font partie de ces grandes associations qui fonctionnent naturellement très bien, un peu comme celle du rhum et des raisins par exemple. Proposez ces orangettes en fin de repas avec un armagnac bien ambré. » Un mélange amer sucré aussi réussie que le ying et le yang.
Le gâteau roulé au chocolat
« Pour bien réussir ce grand classique, ne faîtes pas trop cuire le biscuit car il peut sécher et devenir très difficile à rouler. Ici il est accompagné d’une ganache foisonnée, mais vous pouvez aussi utiliser une crème au beurre, une crème chantilly ou une ganache au café »
De quoi manger le livre finalement ! Un petit bijou à recommander à tous les gourmets !
Samedi après-midi d’été, une envie spontanée de vous défouler vous prend. Il faut que vous évacuiez les tensions : courir, courir et recourir. Les semelles de vos running shoes s’affalent sur la chaussée brûlante et vaporeuse. Il fait f*ck**g chaud. 50 minutes plus tard, votre corps devient lourd, vôtre cerveau est bloqué sur le mot fraîcheur, vous vous précipitez sur votre réfrigérateur. ‘’Swwwwepssss’’ Vous ouvrez votre bouteille d’eau gazeuse et vous la buvez à la vitesse lumière. Une immense sensation de zenitude détrône les maudites tensions.
Ce sont les sensations que j’ai ressenties en écoutant l’album ‘’ Jusqu’aux oreilles ‘’ d’Amylie. Une bonne dose de fraîcheur dans ce monde de brutes ! Sa jeune voix presque vierge sonne agréablement bien sur des rythmes jazzy, pop. Le rythme vacille entre les ballades douces et sensuelles (Les pieds dans les larmes) et les déclarations plus affirmatives (La fuite de l’autruche, Mes oreilles).
Je plane entre la planète mélancolie puis celle du désir et de la féminité. Certains morceaux sont plus vides que d’autres, un peu trop fleur bleue (Au creux de ta main) mais l’ensemble des morceaux crée un ensemble tout à fait entraînant.
Le chignon blond planté sur la tête, des anneaux fins aux oreilles, la jeune chanteuse de 26 ans vient de Mascouche. Encore dans les coulisses il y a quelques temps, son talent prometteur en fera une grande selon Ici et bien d’autres journalistes québécois.
Je suis allée voir dernièrement l’expo de Warhol au musée des beaux arts, je l’ai trouvée fascinante, riche, underground, rock’n roll et colorée. Voici quelques pensées partagées avec vous. J’aurai pu aussi vous parler des Velvet Underground, de la sexualité d’Andy mais je me suis arrêtée à Andy l’artiste, le jet setteur puis à sa douce muse.
Andy l’artiste
Les œuvres d’Andy Warhol me donne l’impression d’être dans un magasin de décoration du coin de la rue tant ses photographies tamponnées aux couleurs vives sont d’actualité et tendances. Des personnes photographiées, aux traits incomplets,apparaissent imprimées et plaquées sur la toile, comme le cachet d’une lettre à la poste. J’imagine le tamponnage mécanique, comme si l’artiste reproduisait les œuvres dans une usine en de grandes quantités. Les sujets comptent de nombreuses étoiles telles que Liza Minnelli, Marylin Monroe, Elvis Priestley, Elizabeth Taylor mais aussi Mickey Mouse puis des objets anodins et ordinaires de la consommation de masse : une boite de soupe de tomate Campbell’s, une bouteille de coke, une banane. L’art évoque la vie de tous les jours et devient plus accessible, d’où le nom « Pop Art», art populaire. Sur chaque toile, 2-3 couleurs prennent l’assaut du regard avec des contrastes saisissants, décalés de la réalité et revigorants.
Andy le jet setteur
« I love Los Angeles. I love Hollywood. They’re so beautiful. Everything’s plastic, but I love plastic. I want to be plastic.’’ Attiré par ce qui brille, Andy créa son endroit de prédilection : la “ Silver Factory”, un vaste loft des années 60 aux murs recouverts de peinture argentée, univers tempête de neige de party makers ouverts à toutes les classes sociales. Après y avoir passé quelques instants, l’anonyme se transformait en superstar. Il pouvait y venir pour observer une exposition, participer à un tournage, écouter un show, danser ou encore faire la fête. Lieu de création et de défonce totale, la jet-set new yorkaise côtoyait les dépressifs, toxicos et paumés. Plusle membre de la factory était perdu, plus il avait de chance de voir son statut de superstar renforcé comme si Andy choisissait des sujets abusés pour adhérer à son collectif wharolien, profiter de leur talent et les vider de leur personnalité. Certain évoquent ainsi que Warhol noyait les individualités dans le groupe. Il était, finalement, plus difficile de sortir du cercle, sans le confort du dandy protecteur à proximité.
Andy avec sa muse
Edie Segwick, femme fatale, blonde platine, sourire charmeur et yeux rieurs; était la muse d’Andy. Edie fréquenta souvent la « Silver factory » avec son ami Chick Wein. Elle joua dans plusieurs des films de Warhol dont Poor little rich girl. Son côté glamour et underground, ainsi que sa délicieuse sensualité, donnèrent beaucoup d’impact dans les films, elle était alors la petite préférée de l’artiste. Grande habituée des soirées mondaines, Eddie consommait psychotropes à gogo, entraînant ainsi une forte dépendance vis-à-vis de son protecteur et un manque de confiance en soi. Leurs relations se détérioraient ainsi peu à peu si bien qu’elle quitta le cercle warholien. Elle rencontra alors Bob Dylan et l’inspira ainsi pour la chanson « Blonde on blonde. » Son état ne s’améliora pas, si bien que la sexy lady sombra du haut de ses petits 28 ans. Un film raconte son histoire « Factory Girl » avec Sienna Miller qui l’interprète, intéressant pour en savoir plus sur le personnage.
Finalement au delà du fait qu’Andy Warhol soit toujours profondément ancré dans notre société contemporaine, je trouve le personnage intéressant car il a innové artistiquement, en adoptant un nouveau processus de reproduction ainsi qu’en rendant des sujets ordinaires de nouvelles superstars. Il a partagé les souvenirs de l’humanité en les rendant accessibles pour tous. Enfin son côté décalé, parfois mi femme-mi homme, fait de lui un être mystérieux et hors norme.
Pour en savoir plus, rendez-vous au musée des beaux arts de Montréal :
Je ne vous parlerai pas de la venue de Paul Mc McCartney sur les plaines d’Abraham pour célébrer les 400 printemps de la ville de Québec… Je n’ai pas eu la chance d’aller voir cette belle coccinelle. Cependant du côté de Montréal, l’été se vit également en kaléidoscope musicaltant les sensations sont vives et variées. Une vague de festivals a balayé le cœur des habitants et visiteurs de la métropole avec le festival de jazz, les francofolies, Osheaga, le MEG, etc. Voici un début de ce que j’emporte dans ma boite à souvenirs. Je vous conpte le reste une fois que je serai tannée des mojitos en terrasse…
Sébastien Tellier, le comique électronique au MEG
Scène du Meg, ambiance bucolique, faune avide de découvertes. Sébastien Tellier, homme désinvolte, endosse un personnage dont l’arme de séduction est l’humour. Sébastien vacille entre l’intello sérieux puis l’homme en quête de sa sexualité…
Scène du Meg, blottie entre les arbres du parc Jean Drapeau et le Saint Laurent; ambiance bucolique super sympathique, faune à tatoos avides de découvertes…Sébastien Tellier fait son apparition au beau milieu des étoiles, la nuit. Pantalon de jogging, bedaine qui pousse, cheveux en pétard, l’homme désinvolte se lâche loose. Cigarette au bec et lunette de soleil (en porter la nuit permet de mieux capter les UV de lune et stimule ainsi les hormones sexuelles…oui oui je vous jure.), le chanteur est aussi acteur.
En 2004, il fait la BO du film ‘‘ Lost in translation’’ de Sofia Coppola avec son morceau Fantino. Puis en mai 2008, il représente la France au concours de l’Eurovision avec la chanson ‘‘ Divine’’. Produit sous le même label ‘‘Record Maker ’’que AIR, son parcours devient de plus en plus riche.
Sébastien Tellier endosse un personnage dont l’arme de séduction est l’humour. Quoi de mieux pour connecter avec les gens que de les faire se dilater la rate ! Chanson en hommage aux indiens d’Amérique puis ensuite pour parler de sa bisexualité, Sébastien vacille entre l’intello sérieux puis l’homme à l’état primaire en quête de sexualité. Son dernier album réalisé avec Guy-Manuel de Homen Cristo, membre de Daft Punk se nomme ainsi ‘‘Sexuality’’. Clin d’œil à notre société, régit par le sexe, puis ensuite par l’argent et la politique selon lui.
Voix mielleuse et sensuelle, mélodies électroniques et trippantes; la star fait tout sauf se prendre au sérieux. Il dit ainsi ‘‘J’essaie toujours de faire vivre des émotions opposées au même instant. J’écris des chansons qui sont dans le même accord et dans la même note, à la fois tristes et joyeuses, douces et violentes. Quand je compose une mélodie très sérieuse, très engagée, il faut forcément que je la saupoudre d’humour parceque c’est comme ça qu’on trouve l’équilibre.’’
Petite touche de fantaisie dans un monde de brute…
Top 10 des talents à surveiller selon le magasine Rolling Stone , ‘‘ Live fast and die young ’’, rock psychédélique, voix enivrantes. Tous les éléments sont là pourtant je suis déçue…
Après avoir écouté une cinquantaine de fois l’ album ‘‘Oracular Spectacular’’, imaginez mon excitation lorsque j’appris que j’allais le ré-écouter une 51ème fois, en direct live au MEG.
Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden doivent avoir les oreilles qui sifflent tant leur notoriété est sur la lancée. Fin 2007, le magasine Rolling Stone classe le groupe dans son top 10 des groupes à surveiller en 2008. La BBC poursuit en le distinguant dans son top 10 des sons 2008. Le premier album fut enregistré en compagnie du producteur Dave Fridman qui co-dirige également les non moindres Flamings Lips. Ils parcourent la planète avec une nouvelle tournée australienne en perspective.
La devise du groupe : ‘‘ Live fast and die young.’’ Avoir du fun, se laisser guider par son plaisir, ne plus se fixer de limite ; tout cela semble si simple. Et le talent est intense. Rock psychédélique, mélodies pop électro, timbres de voix enivrants. Plongeons à deux cents à l’heure dans leur univers imaginaire.Plus trop le goût d’avoir des cheveux gris finalement…
Pourtant, je dois vous dire que j’ai été déçue de leur dernière performance montréalaise. Chandails de hippies, petite mines de décalage horaire, le duo a fait son entrée accompagné de trois autres musiciens. Prestation de bonne augure mais timide, gênée, décalage entre la puissance de la musique et l’alchimie sur scène entre les musiciens. De plus sur la scène, une personne de la technique s’est trouvé un talent caché pour les mimes, juste pendant le concert ! Le son était mal balancé alors l’homme remuait des bras et des mains pour communiquer avec la régie tout en vadrouillant parmi les musiciens pour trouver le bon piton de la sono. De quoi briser l’énergie des MGMT…
Calendrier : Rendez-vous pour les intéressés le 6 octobre 2008 en première partie de Beck à Montréal ou à l’Olympia à Paris le 12 novembre 2008.
Album Orecular Spectacular en vente chez Archambault
Gobbledigook, suo i eyrum, svo hljott, godan daginn….mé k’es ke cé ce bord’l ?!
Non, je n’essaye pas de communiquer avec l’au-delà, non je n’ai pas avalé de travers, non je n’ai pas de téléphone cellulaire …Non, ça va plutôt bien…Je suis plutôt détendue, j’écoute le dernier et cinquième album de Sigur Ros, sorti au mois de juin, ‘‘ Med sud i eyrum vid spilum endalaust ’’. Les titres plus haut, correspondent à des morceaux.
Originaire du même pays que Bjork, les islandais ont baptisé leur album ‘‘ Avec un bourdonnement dans les oreilles, nous jouons inlassablement.’’ Soif de créer du bruit, jouer sans plus s’arrêter ou composer pour faire passer l’hiver. Figurez vous que les islandais ont le droit à non pas 5, ni 7 mais 9 magnifiques longs mois d’hiver ! Pff, pas de quoi de plaindre en définif des hivers québécois. La lumière est faible, l’atmosphère est nocturne, galactique, sombre; Sigur Ros s’inspire de la nature prolifique islandaise, se plonge dans ses émotions pour éviter la déprime et faire jaillir le surnaturel de la voie céleste. ‘‘La musique donne un sens à la vie des gens, quelque choseà faire de la journée. ..Je joue de la musique car ça me donne un objectif, un but dans la vie. Si je n’avais pas ça, je peindrais, je dessinerais. J’aurai forcément besoin de trouver mon moyen d’expression pour me sentir en vie.’’, murmure le leader du groupe Jon ‘Jonsi’ Tgir Birgisson.
La tendre voix du chanteur parfois aigue, à mi parcours entre celle d’un homme ou d’une femme, accompagnée de cordes planantes, de percussions douces tout comme énergiques; invite le lyrisme mélancolique et nostalgique. On s’envole dans les airs jusqu’à perdre les pieds sur terre, se retrouver dans un monastère (morceau Festival). Ambiance presque solennelle, respiration ultra lente jusqu’à ce que la basse reparte ainsi que l’agitation de la vie. Quelques morceaux de l’album (notamment le morceau Með suð í eyrum við spilum endalaust.) dérogent de l’atmosphère chagrinée et manifeste la lumière et réjouissance de la vie. Rythme élancé, voix moins plaintive, violons d’espoirs, bref de quoi se mettre de bonne humeur pour commencer la journée. ‘‘ Nous avons composé ces chansons joyeuses tout simplement car nous étions heureux pendant l’enregistrement. C’était une période heureuse, nous nous cuisinions des petits plats, nous buvions du bon vin. Ca m’est très facile d’écrire une chanson, et ça devient de plus en plus simple avec l’expérience.’’
Binocles mastoques, généreux dans les yeux; qui aurait pu imaginer sans le connaître qu’il cachait autant de talent ? Vêtu d’une simple blouse blanche, un crayon à la main, il dessinait en deux temps trois mouvements, les futures lignes de la femme contemporaine.
Une femme influencée par la tendance androgyne, à la taille de guêpe aux antipodes des corps ronds et opulents de la renaissance. Une femme également en quête d’émancipation qui s’affirme et ose porter des vêtements appartenant jadis aux hommes. Des sahariennes auparavant réservées aux membres de l’armée, aux tailleurs et smockings, héritages des complets masculins. Enfin finalement, une femme dans toute sa splendeur, mettant en valeur son essence même, sa nudité mais de manière subtile et élégante.
Yves Saint Laurent se définissait non pas couturier mais plutôt artisan ou créateur de bonheur. Ses vêtements témoignent de sa volonté insatiable de créer tout comme sa grande rigueur. Chaque pièce est travaillée en détail : coupe maîtrisée, étoffe précieuse, broderie délicate; c’est un véritable plaisir de scruter à la loupe sa collection. Contrairement à certains créateurs s’exilant hors des frontières pour s’imprégner de nouveau ; YSL reste chez lui et donne la place à toute son imagination.
Tenue tsarine étincelante, froufrou de flamenco, robe perlée africaine; le couturier célèbre les saveurs locales. Parfois le style est élégant, classique; le noir était sa couleur préférée. D’autres fois, les couleurs donnent la note, beaucoup de rouge et de rose; YSL s’inspirait du glamour. Dans l’univers cinématographique, il avait créé quelques décors de cinéma tel que ceux du film Cyrano de Bergerac. Il entretenait aussi une forte complicité avec Catherine Deneuve. La belle d’un soir lui fût éternellement fidèle.
Rentré chez Dior à 19 ans, il avait par la suite décidé de monter sa propre maison de haute-couture avec le soutient de son compagnon Pierre Bergé. Il représente l’un des plus grands précurseurs de prêt-à-porter du 20 ème siècle. Il se trouvait timide, volontaire et accordant de l’estime pour les personnes indulgentes. Il voulait partir loin, revenir, puis se demander s’il aimerait toujours autant créer. Il détestait le snobisme de l’argent. Une femme, selon lui, devenait émouvante lorsqu’elle utilisait des artifices. Enfin, il disait ‘‘ Un corps nu est magnifique, il n’y a rien de plus beau qu’une femme nue dans les bras de l’homme qu’elle aime. Pour toutes celles qui n’ont pas ce bonheur, je suis là.’’
Qu’est-ce que l’ergonomie d’un site web ? Grosso modo, il s’agit de l’ensemble des méthodes, fonctionnalités et conceptions graphiques visant à faciliter l’utilisation d’un site web. Par exemple pour un site de commerce électronique, il s’agit de réfléchir à la meilleure architecture d’information possible pour générer des achats en ligne. Il s’agit d’un vaste travail en soit, nous sommes maintenant des milliards de singes sur internet impliquant des milliers d’architectes et designers à se creuser la tête pour que notre expérience soit ma-gni-fi-que.
Alors quelles sont les règles d’ergonomie ? Tout individu a son propre cheminement de navigation cependant je me questionnais sur :
-Faut-il encourager l’internaute à « scrowler » les pages d’accueil et sections principales ?
En allant faire un petit tour sur Amazon.com ainsi que la Fnac.com, on peut observer une masse assez consistante d’information disposée sur plusieurs couches. En revanche, d’autres sites tels que Sears.ca ainsi que Lorealparis.fr affichent un contenu davantage visible en un coup d’œil. Trop d’information tue l’information n’est-ce pas ? L’internaute dispose d’une mémoire limitée. Cependant qui n’aime pas flâner et se balader dans les boutiques pour acheter la dernière nouveauté qui vient de sortir…Alors pourquoi ne pas faire la même chose sur internet…
-Comment aller au delà des contraintes du numérique ?
Rien de tel que d’utiliser nos 5 sens pour vivre pleinement une expérience. Alors quoi de plus frustrant que d’être devant un écran sans pouvoir toucher un produit, sentir, voir de près le détail qui tue. Il s’agit d’un des principaux critères, outre celui de la sécurité, qui décourage plus d’un à acheter en ligne. Alors ce n’est pas demain la veille que les ordinateurs diffuseront des odeurs…Cependant certains sites offrent des diaporamas d’images permettant de mieux comprendre le produit. Apple met les phares sur ses bebelles informatiques, Du proprio offre une première visite aux futurs acheteurs d’immobilier. Le multimédia ouvre de nouvelles portes avec des vidéos, des podcasts téléchargeables sur cellulaires, lecteurs mobiles, etc
- Comment accompagner le consommateur dans son choix ?
De nombreux outils se sont développés sur internet pour appuyer le consommateur dans son choix. Certains semblent plus pertinents que d’autres. Ce fut ainsi la naissance des comparateurs d’appareils photos ou tout autre produit, des listes mémoires ou de souhaits, des calculettes, des recommandations personnalisées, des live chats avec les conseillés. Pour les sites de vente de vêtement en ligne, il y a maintenant le mannequin virtuel qui permet de poser l’étoffe sur une merveilleuse Cindy pixélisée…Trop bon, je vous dis…hum…bof…Pas très convaincue par le dernier choix.
-Comment joindre l’utile à l’agréable ?
Imaginez un site brillant de milles et une images, avec une calligraphie pate de mouche à la Picasso, le tout avec un beau point d’interrogation pour passer d’une section à une autre….Beau mal de crâne en perspective…Il faut parfois adapter l’œuvre artistique aux reflexes et bon sens de Monsieur et Madame tout le monde :
-Mettre des balises de navigation claires et limpides avec fil d’Ariane, flèche pour retourner en arrière et plan de site. Singes que nous sommes, nous détestons glisser sur les peaux de bananes alors utilisons des repères !
-Éviter des pages trop remplies d’images et d’applications flash allongeant le temps de chargement.
-S’assurer de mettre du texte en ventilant les mots clés sur lesquels on souhaite être positionné dans les moteurs de recherche aussi bien dans le contenu même de la page que dans les balises cachées.
Si je vous dis “ L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, Lost in translation,La jeune fille à la perle ou bien encore Match Point ”, vous me dites ? Allez, une de ces actrices qui a le vent en pourpe…Une belle blonde tout juste âgée de 23 ans qui pavane au Golden Globes, ainsi que dans les bois sacrés de Californie ?
Scarlett Johansson, vous l’avez dans le mille. Saviez-vous que la demoiselle d’origine américano-danoise vient de sortir un album “Anywhere I lay my head ”
L’album est sorti via la maison de disque Warner Bros, en partenariat avec I Meem, permettant ainsi aux éclaireurs d’écouter les tounes gratuitement lors de la première semaine de prévente.
Ambiance bucolique sur la pochette puisque Scarlett sommeille au milieu d’arbres et de feuillages. Mine blanchâtre avec rouge à lèvres contrastant, la belle semble rêver du plus profond de son être. Il ne manque plus que quelques nains pour imaginer qu’elle fait le remake de Blanche Neige! Titre écrit à l’aide d’une vieille machine a écrire, muse d’avant paraissant immortelle, on est loin des paillettes modernes hollywoodiennes et pourtant Scarlett n’a pas lésiné sur les moyens et notamment le choix de ses collaborateurs…A tel point que les mauvaises langues se demanderont quel aurait été le sort de l’album sans ces brillants musiciens…
Le compositeur des chansons n’est autre que Tom Waits, nominé aux awards pour la musique du film “One from the heart.” Survient pas la suite Dave Sitek, le réalisateur notamment de TV on the radio. Et pour mettre la ptite cerise sur le sunday, Yeah Yeah Yeah et David Bowie ont accompagné quelques morceaux de l’album.
A la voix grave et parfois naïve de la comédienne prévaut une texture sonore riche qui donne le ton. L’ambiance visuelle se veut bucolique cependant certains bruits spéciaux tels que des ronflements de métro à la tombée de la nuit, des cloches de Noel, du saxophone, rappellent le monde civilisé et la vie urbaine. Le critique américain Priya Elan indique ainsi ‘‘ C’est comme si l’album avait été enregistré dans les profondeurs du terminal central de New York ou encore avec un vieux lecteur de cassette.” Tout comme “ Cookie Mountain” l’ambiance est magique, mystérieuse, envoutante. L’accompagnement musical vaut largement le coup d’oreille.
Les petits deviendront grands un jour. C’est autour de cette pensée qu’était organisée la mise en nomination de quelques artistes québécois au grand prix de la relève musicale Archambault. Depuis trois ans, Archambault a pour coutume de faire fleurir les talents de demain avec ce grand prix. Pour les artistes, c’est l’occasion de récolter notamment une bourse.
Cette année, la soirée de nomination combinait également le lancement du café québécor.A quelques pas du croisement Sainte- Catherine et Saint Laurent, en plein cœur du quartier culturel de Montréal, cet endroit fait partie prenante du Monument Nationale, lieu de théâtre et de spectacles.Ambiance chic pour ses beaux fauteuils en cuir noir et lumineuse avec les grandes baies vitrées qui font agréablement passer les rayons du Printemps.
France D’Amour, porte parole, animait la soirée. Ne la connaissant pas beaucoup, j’étaispeu curieuse à son égard car son nom sonnait dans ma tête comme une formule préconçue pour des chansons qui veulent plaire : France pour le Québec et Amour car sans l’amour il n’y a pas de vie. Un peu dans le fond comme lebrunch classique jambon, oeuf , bacon alors qu’il y existe mille et une saveurs à découvrir… France annonçait les nominés en interprétant le début de leurs chansons. Tous les yeux étaient braqués sur elle, jusqu’à ce que la caméra filme l’heureux (se) nominé (e) et que son sourire apparaisse dans l’écran.Cependant, je dois vous avouer que ma perception à l’égard de France d’Amour s’est adoucie car elle a su s’approprier les mélodies et faire honneur à la relève, le tout avec une pointe d’humour. Un bel échange…
Les nominés sont Alfa Rococo, Gaele, Le Husky, Bruno Marcil, Plajia, Samian et Tricot Machine.
Pour plus d’information sur les nominés, cliquer ici.
Pour aller sur le site du photographe Charles Henri Debeur, cliquer ici.
‘‘Je vois, je vois…..hum…comment dire…on se reprend un rendez-vous la semaine prochaine ? ’’
Voici la réaction que pourrait avoir Madame Irma en face de Monsieur EMI. Bon pour ceux qui auraient manqué le train, les ventes de CD sont en baisse. Mondialement, elles ont chuté de l’ordre de 10 % en 2007. La raison principale : ces saXauds de pirates dirait Madame Universal ou ces mecs trop coooools narguerait jeune homme Consommateur. La débat du bon, de la brute et du truand est repris également dans la cour des politiques puisque Mister Sarkosy en personne affirme que » The Internet has become a high tech Wild West, a lawless zone where outlaws can pillage works with abandon or, worse, trade them in total impunity. »1 Sans parler des artistes, dont certains sont davantage propices à évoluer avec le changement : Radio Head offre son album à prix ouvert, Madonna ne renouvelle plus son contrat avec EMI mais avec le géant du concert Live Nation, REM et U2 lancent leurs nouveaux albums avec des sites de réseaux sociaux.
Alors face à ce volcan en plein éruption, les professionnels doivent se poser de multiples questions telles que comment sera l’industrie de lamusique dans 1-10-100 ans ?
Dans un avenir très proche, la distribution de musique sous forme numérique semblerait poursuivre son envol. En effet, le téléphone cellulaire passe du simple outil de communication vers un outil doté de multiples fonctions interactives permettant entre autres d’accéder via le net, à une vaste bibliothèque de musique. Nokia innove ainsi enproposant des forfaits de cellulaire incluant letéléchargement de musique. Le modèle d’affaire semble assez onéreux mais une fois qu’il aura acquis sa maturité, il paraît très prometteur. La distribution de CD physiques poursuivra sa descente mais pas en chute libre car une proportion notable de consommateurs sont encore très enclins à utiliser ce support.
Les artistes quant à eux voient l’avenue des concerts d’un nouvel œil.Selon le CIC 2008, « Over the last seven years, the share of total ticket sales for the Top 100 tours has declined from 86 percent down to 59 percent. » Un prix trop élevé, effet internet ou non, entraverait la vente de billets. Cependant pour les prix plus abordables, internet a permis aux consommateurs de mieux choisir et de découvrir facilement et gratuitement des petits nouveaux. Par conséquent, la qualité d’interprétation des artistes est davantage mise en avant. L’artiste au delà de l’interprétation, doit savoir captiver l’attention de son public en live. Il doit devenir une vrai bête de scèneen misant sur la provocation, la sensualité, l’humour, la passion, la dance, l’inconnu, la découverte, le partage, etc
Dans un avenir plus lointain, on aura tellement mangé d’OGM….qu’on se sera métamorphosé en lilliputiens. Sans compter la guerre bactériologique éclatante, transformant littéralement les lilliputiens en vrais cochons …
Bon autre scénario, un miracle se produit et l’humanité persiste.
La distribution de musique physique,ne serait pas anéantie car certains consommateurs continueront à se prendre d’affection pour le bon vieux compact disque, d’autant plus s’il revêt une rareté telle qu’un disque de collection. De nouveaux jukes box sur le web tels que Deezer ou Last.fm continueront à verser quelques redevances aux artistes diffusés grâce aux revenus publicitaires. Certains artistes s’associeront étroitement aux marques pour faire de l’art gagne pain. De nouveaux gadgets électroniques utiliseront la musique. Mais là encore, cela suffira-t’il à combler le vide ? Madame Irma, vous voyezquoi de nouveau ?
Mercredi dernier, le 23 avril 2008, Archambault célébrait les talents littéraires ainsi que la journée internationale du livre et du droit d’auteur. Dans la librairie du magasin Berri, deux auteurs se sont vus remettre des prix pour récompenser leur talent. La remise était animée par la porte parole Francine Ruel pour la huitième année consécutive.
Caroline Allard est sortie grande gagnante de la 8ème édition du Grand Prix littéraire Archambault (GPLA) en récoltant le plus grand nombre de votes du public pour son livre Les chroniques d’une mère indigne, paru aux éditions Septentrion. Tout a commencé lorsque Caroline a mis au monde sa deuxième petite fille. En effet, elle a alors commencé à écrire un blogue abordant, non pas les ‘Arreuuu, goudou goudou’ qu’émettent étrangement les nouvelles mamans, mais plutôt en mettant en lumière les frustrations et limitations imposées par la grossesse. Son audace ainsi que son humour lui ont valu un fort succès en ligne. Un éditeur l’a alors contactée pour l’encourager à écrire l’histoire sur papier.
Mathyas Lefebure a pour sa part obtenu la faveur du comité de lecture de la 5ème édition du Grand Prix de la relève littéraire Archambault (GPRLA) avec son lives D’ou viens-tu berger ? paru aux éditions Léméac. Fraichement arrivé de Roumanie, où il s’était retiré pendant 6 mois, l’auteur paraissait particulièrement surpris et ému par la récompense attribuée par Archambault.
Chaque auteur s’est vu remettre une bourse de 10 000 $ alors que leurs maisons d’édition respectives ont récolté une bourse de 2 000 $ chacune pour faire la promotion des livres gagnants. La comédienne et auteure Francine Ruel, porte-parole des prix littéraires Archambault animait l’événement. Au fil des ans, plus de 130 auteurs d’ici, dont 33 auteurs de la relève, ont bénéficié d’une croissance notable de visibilité grâce aux Prix littéraires Archambault.
Hey-hey, de quoi appâter les romanciers de demain !
Outre Caroline Allard, Charles Bolduc, Alexandre Bourbaki, Chrystine Brouillet, Marie-Sissi Labrèche, Robert Lalonde, Sonia Marmen, Ugo Monticone, Patrick Sénécal, Anne-Marie Sicotte, Mathieu Simard et Sylvain Trudel étaient en lice pour le Grand prix littéraire Archambault. Les auteurs en nomination pour le GPRLA étaient Suzanne Aubry, Louise Dubuc, Francis Malka et Mario Rossignol, Jean-Pierre Ste-Marie et Mathyas Lefebure.
Bon, je ne suis pas très synchro avec la journée de la femme mais j’ai envie de faire une thématique sur les femmes et internet. Non pas que je sois une grande féministe frustrée par la domination des mâles sur notre planète,mais je suis allée dernièrement à une conférence Infopresse qui abordait les femmes et le net.
Lors de la conférence Infopresse de mars 2008, Cindy Ross Pedersen était présente. Elle a travaillé sur le spot publicitaire viral de Dove qui a remporté un grand prix aux Lions d’or. Je vous laisse y jeter un coup d’œil ci-dessous. Le spot met en lumière une jeune fille, à l’origine bien ordinaire, puis soudainement métamorphosée en beauté sublime grâce au pouvoir magique du maquillage, photoshop et tout autre antidote contre la laideur.
Alors revenons au sujet de la thématique. Existe-t’il des différences de consommation entre les hommes et les femmes sur internet ?
Les femmes viennent t’elles de Jupiter et les hommes de Pluton ?
Peut-on catégoriser les filles de douces, émotives et sensuelles puis les garçons de virils, aventuriers et très poilus ?
Hum hum, la catégorisation me semble très réductrice mais pour le dernier point, je dirai quand même oui.
Et bien, il semblerait selon Jocelyne Morissette de Transcontinental que la différence hommes-femmes réside de moins en moins dans l’usage d’internet mais plutôt dans les intérêts.
En effet, E-Marketer mentionne une forte parité entre les utilisateurs d’internet par genre en 2008 : 51,8 % sont des femmes et 48,2 % des hommes. Les deux sexes utilisent internet aussi bien pour envoyer et recevoir des emails, trouver de l’information à l’aide d’un engin de recherche, rechercher une carte en ligne, consulter des informations reliées à un intérêt ou un service.
Parcontre les intérêts féminins différent des intérêts masculins. Les sujets de prédilection des femmes sur internet sont la cuisine, la santé, la famille, la mode-beauté, l’amour-l’amitié, la décoration. Selon Mme Morissette, parmi les exemples de sujets très populaires, on trouve ‘‘ Oui à une peau plus jeune, ronde et tendance, coiffure et coupe idéale, le tapis rouge des Jutras, il m a trompé, je lui ai pardonné, conjoints de fait : soyez avisé, racontez-nous votre histoire.’’
Moi qui aurais plutôt pensé ‘‘ l’avenir du Tibet et comment allonger les jours de vacances en Amérique du Nord ? ’’….Je suis à côté de la plaque.
Les femmes raffolent donc de thématiques mettant en lumière leur beauté, leurs sentiments et ressentis ainsi que de conseils pratiques. Elles aiment être informées, touchées interpellées; elles aiment faire, créer, agir puis partager.
Tout être humain dispose de son unicité, de traits de caractères. Débroussailler en profondeur les caractéristiques des différents segments permet d’offrir une réponse plus adéquate et créer une relation. Les petits commerces de quartier des générations précédentes semblaient mieux disposés pour bien connaître leur clientèle, en interagissant directement avec elle. Les règles ont changées …Comment faire pour bien connaître un internaute virtuel situé à des milliers de kilomètres ?Comment savoir si Ginette préfère le satin blanc ou le rouge électrique ? Le cocktail rhum coco ou le mojito ?
Difficile question, une première réponse rejoint le travail effectué par Amazon avec les suggestions personnalisées. Vous avez aimé Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda, vous aimerez la Valse lente des Tortues de Katherine Pancol…
Alors hommes et femmes se rejoignent sur certaines valeurs universelles puis ont leurs propres intérêts. D’où le magnétisme : les opposés s’attirent ! Pas besoin d’un doctorat en physique pour comprendre…
Jeudi 10 avril avait lieu la troisième édition de la soirée Créa organisée par Infopresse. Ce rassemblement des agences de pub a pour mission de récompenser les meilleures créations de l’année. Spots TV, pub non traditionnelle, radio, imprimés, affichage : le meilleur de la pub québécoise est présenté sous toutes les sauces. De quoi commencer à rassasier les passionnés de communication et surtout recroiser ses anciens collègues et fêter all the night long…
Cette année, le stade uniprix grouillant de petites fourmis puisque la fête réunissait plus de 1 700 personnes. Ambiance podium avec grand écran, vaste piste de danse et tapis rouge puisque vous le valez bien ! Quoi de plus ‘hot’ que de se sentir vedette l’espace de quelques secondes n’est-ce pas …
Les grandes agences montréalaises étaient présentes : BOS, Bleu Blanc rouge, Sid Lee, Cossette, Marketel, Taxi, LG2, BBDO, BCP, Alfred, etc. Sans oublier les clients : Concessionnaires Honda, Lotto Québec, Bombardier, Mentos, Couche tard, Vidéotron, Réno Dépôt, Home Depot, The Gazette, Adidas, Bombay Palace, etc.
Le grand prix Créa fut accordé à BOS pour la campagne TV Honda avec le magnifique, le splendide, le merveilleux Mmmartin Mattteee !
Mes coups de cœur vont à :
-Mentos pour leur campagne ‘Pop ton art.’, agence Cossette. Montréalais, peut-être vous rappellerez vous de ce fameux affichage géant pixélisé d’arrête de poisson, dans le métro. Le créateur avait eu pour idée de reprendre l’emballage dans lequel sont nichés les mentos, y retirer quelques billes pour faire apparaître des dessins.
-Adidas, campagne ‘Your world’, agence Sid Lee. Alliant interactivité et design hawaïen, l’agence a développé un concept original de présentation de produit en magasin.
-Honda, ‘Clef-50-50 pédale ’, agence Bos. Martin Matte est tout simplement… canon…ouais bof, avec des cheveux ce serait mieux…intelligent, hum, pas trop remarqué…drôle et fun…ha voila !
Merci à Infopresse pour cette belle soirée ! Voici quelques photos
La semaine dernière, je suis allée à une sacré soirée ! Une des ces soirées qui flottent en mémoire le lendemain et dont le doux souvenir évoque émerveillement. La soirée était organisée par le cirque du soleil pour le musée des beaux arts. Le champagne « La veuve Clicquot » était partenaire, les bulles de champagne coulaient à flots.
J’aime la légèreté et le pétillant du champagne. J’en bois rarement ici à Montréal car ce n’est pas donné. Les seules occasions sont lorsque mon père vient me rendre visite et passe à deux doigts de se faire pogner aux douanes… Sa valise est tellement lourde ! Revenons à la soirée, la thématique était Marie Antoinette. Vous savez celle à qui on a coupé la tête mais aussi celle qui fut la source d’inspiration de Sofia Copolla dans son dernier film. Alors quel peut-être le cadre d’une soirée DécadanceMarie Antoinette organisée par le Cirque du Soleil pour le musée des beaux arts ? Et bien, je vous le donne dans le mille : le musée bien sûr !
La fête était organisée dans le vieux pavillon avec un somptueux escalier de marbre et des colonnes majestueuses. Les éclairages pointaient vers les couleurs chaudes de l’amour et de la gourmandise : du rose bonbon, de l’orange ainsi que du noir de nuit. Les serveurs étaient vêtus de gilet et pantalon court de l’époque, couronnés de perruque bouclée. Des animateurs reprenaient les tics et mimiques des personnes de la cour : ils piaffaient, battaient leurs épouvantails. Les femmes portaient des robes d’époques : parties basses très volumineuses dissimulant les formes, surplombées par de belles poitrines maintenues par des corsets. Un oiseau humain se dandinait et roucoulait en guise de rechercher l’attention des invités. Pour illustrer Marie Antoinette et la décadense, les invités pouvaient se faire maquiller, pouponner, boire du champagne, danser sur la piste, jouer au casino ou encore goûter aux fontaines de chocolat. Surtout que dans la fontaine, il y a avait du monde…
Je vous en dis pas plus, pour voir les photos : je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le site du photographe.
Dernièrement, j’ai fait ma fouineuse sur le net pour repérer des sites communautaires qui promouvoient ou diffusent de la musique.
Ayoye, j’ai attrapé une de ces migraines : pire qu’un lendemain de soirées boules à facettes ! La profusion est tellement forte que l’on dirait que les communautés se reproduisent plus vite que les Gremlins… L’engouement est là.
Communauté signifie que les internautes peuvent partager des intérêts communs au sein d’une communauté. Il n’y a rien de révolutionnaire en soit : les gens font la causette sur le net.
Bref, de quoi passer des journées entières devant l’écran tant l’éclosion de bêbettes dans le genre est importante.
Ce « socialboom » souligne plusieurs points :
– Le besoin vital de socialiser de l’individu. Pour satisfaire ce besoin, l’individu s’adapte aux moyens de communications en place. Il peut ainsi parler face à face en milieu réel tout comme chatter en milieu virtuel. Jamais par le passé l’individu n’a eu de moyens aussi performants, rapides, fiables pour garder contact avec son entourage.
– L’ère numérique bouleverse la distribution de la musique ainsi que son modèle d’affaire. Je ne vous apprends rien de nouveau : la musique devient gratuite via le peer to peer. Chris Anderson, rédacteur en chef du Wired et auteur du livre « The long tail » va d’ailleurs bientôt sortir un livre sur le sujet : Free. Le phénomène est si puissant que les maisons de disque ont presque capitulé sur les acquis passées. Les plus armées choisissent ainsi de se repositionner et tirer profit des technologies.
– Les rôles changent. Auparavant la parole était principalement donnée aux journalistes et critiques reconnus. Maintenant le conseiller en musique peut être Monsieur Madame Toulemonde, celui qui vous croisez en achetant votre billet de loto chez le dépanneur, celui qui se tient à 2 centimètres de vous dans le métro ou encore mieux celui que vous connaissez de longue date et pour qui, « Jamais au grand jamais ! » vous n’auriez promis un futur excitant… On assiste donc à un mélange de contenu journalistique et amateur. Certains amateurs deviennent journalistes et vice versa.Faites le tri !
Dernier article en date de juin 2007. Ayoye ! Bien des jours se sont écoulés depuis… Me voici de retour sur la toile pour partager avec vous mes pensées. Alors vous vous demandez peut-être : mais de quoi va-t-elle nous parler ?
Amateurs de cuisines, désolé, je suis plutôt la championne des casseroles brûlées que des crèmes brûlées.
Potins de vedettes ? Qui sait, peut-être dans une seconde vie lorsque je me réincarnerai en minette de compagnie et que Brad Pitt m’adoptera.…
Politique ? Il paraît que c’est devenu ringard de débattre de politique…Sisi, je vous assure !
Alors j’ai décidé de vous parler de musique. Je restedans le même registre que précédemment sauf qu’il y a eu du changement dans l’air. En effet lorsque je vous écrivais auparavant, je travaillais au sein d’une boite de prod web montréalaise puis j’aspirais à me rapprocher de l’univers de la musique et des produits culturels.
Bon, l’idée de devenir chanteuse m’a traversé l’esprit à 6 ans mais vu la tête de ma mère à chaque fois que je chantais, j’ai changé d’idée. Je me suis dirigée vers le web puis j’ai goûté au cocktail très à la mode ces temps-ci : l’interactivité; tout en gardant un œil ouvert sur le monde de la musique.
Puis j’ai postulé au sein d’une compagnie québécoise distribuant des produits culturels. A ma grande satisfaction, cela a marché et me voici maintenant au sein du département web. Me baladant quotidiennement sur de multiples sites dans le domaine, c’est donc l’occasion pour vous parler des défis et opportunités touchant l’industrie.Et puis tous vos commentaires, vos déclarations ou vos contradictions sont bienvenus ! Ensemble, la fête est plus folle n’est-ce pas ?
“Charles is a great photographer. First, he is a talented artist: he has sensitivity, vision and imagination to be at the right moment to capture the right picture. Second, he is very professional, agreable and charming person. He knows how to make people comfortable and express the best of themselves. And finally, he’s a hard-working person, ready to take risks and give all his intensity to create the best result.”
Vous rappelez vous d’Indochine, qui disait « en 1990, c’était la révolution, tindin dim doum,… » Et bien non, que dal, c’est maintenant que se passe la révolution avec les nouvelles tendances du web …Oui, ok, une révolution parmi tant d’autres car notre planète avec ses mystérieux habitants n’a pas fini d’être une cocotte minute…
Bon rappelez vous, il y a 17 ans, en 1990, parmi les moyens de communication auprès des consommateurs on notait la vieille boite à couleur qui parle, la TV; la machine à onde ou la radio, le téléphone, puis notre cher et fidèle papier aussi bien sous forme de feuille, journal, magasine. Ah oui, il y avait aussi les ordinateursavec un espèce de truc fait par d’étranges américains, enfin paraît-il qu’il s’agissait d’une toile d’araignée mondiale (World Wide Web.) Pendant ce temps là James Brown chantait toujours « I feel good », Iggy Pop faisait toujours l’iguane et Warner Music groupe était loin de s’imaginer qu’il allait se faire prendre la place vingt ans plus tard non pas par un autre méga labelgéant mais par une multitude d’individus formant le peuple.
Et oui, car cette toile offrait des opportunités extraordinaires : des moyens technologiques époustouflants ont permis à des milliards d’individus de la domestiquer, voir plus, de la greffer comme espace perso, myspace, forum, lieu de discussion, guide des sorties, lieu de rencontre, 2nd life, ….. Procréation de nouveauxcodages à la XML, Ajax et compagnie, partage de l’information, création de programmes, téléchargement rapide, délais de transfert express, nouvelle méthologie CSS; la créativité humaine technologique semblait sans limite. Face à ce volcan en éruption, James Brown chantait toujours « I feel good » et heureusement des valeurs simples et apaisantes perduraient.
Cette extraordinaire ascension technologique a permis une démocratisation del’information, au loisir et au divertissement. Internet a ouvert les frontières, du monde porno et de la violence aussi, je suis d’accord. Mais Internet a permis à des milliers de gens de rentrer en contact, de partager des moments singuliers de leur vie en une minute ou plutôt un clic. Et je veuxorienter plus particulièrement la discussion vers l’univers de la musique.
Auparavant le CD était la source de revenu la plus chère aux labels de musique. Dans la guérilla marketing, les artistes les plus puissants (en termes de moyens) vendaient leurs CD massivement;les plus faibles pouvaient aussi s’y accrocher pour tirer quelques dollars. La recette était la suivant : x artistes qui pognent en masse, des étalages regorgeant de CD Number one, Number two or Number three puis un peu de TV pour mettre de l’avant la dernière bomba latina de l’été et le tour était joué. La vague du hit Number one frappait la masse.
De nos jours, vous me direz que ça existe toujours, oui, en effet mais ce n’est pas tout. La vague du hit Number one s’est brisée en mille et une petites vaguelettes, toutes atteignant une roche bien particulière. Internet a complètement changé les lois de la jungle. Le Peer to Peer et la diffusion de la musique sous format digital ont rendu son clonage super facile et son partage s’est multiplié à tel point que les lois voulant l’encadrer se sont montrées équivoques. La musique passerait ainsi du registre de bien privé à celui de bien public[1]
.
Imaginez la pagaille créée chez les labels mais ne nous restreignons pas à ces uniques personnes. Le Cd est devenu un simple accessoire de promotion, le model de revenu est à réinventer. Comment trouver de nouvelles formes de profit ?
La roue a tourné, cela signifie-t’il pour autant que les artistes et leurs promoteurs sont conduits à devenir des simples œuvres de charité. Biensûr que non ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas demain la veille que Madonna cessera de rouler en Rolls-Royce. Lavente de CD pèse faible dans la balance alors quels sont les autres carburants ?
Et bien tout d’abord, il y a la vente de musique sous forme numérique. Vous savez i-tunes, un truc du style. Vendue sous forme électronique, elle présente les gros avantages d’être offerte n’ importe où, n’importe quand à des prix ultra compétitifs, d’autant plus maintenant que la suppression annoncée par Apple des DRM (digital right management),la complémentarité des formats offerts (MP3, etc), les nouveaux lecteurs tels que les I-Pods;facilitent sa diffusion. Aussi, si l’on observe l’inventaire disponible virtuellement, c’est une véritable caserne d’Alibaba, il y ena aussi bien pour le gothique, le pop romantique, l’électro branché ou le populaire émotif, bref, de quoi devenir boulimique.
La vente de musique digitale est en pleine croissance, cependant cela ne compense par la vente de Cd il y a 20 ans. Alors quels sont les autres moyens ? Il y a aussi le merchandising associé aux artistes, vous savez le beau chandail, l’affiche, le porte clé, etc, que le fan peut afficher sur lui et se remémorer l’expérience vécue. « I was there. » Cela devient un vrai business en soi à en juger l’exemple de Music Today que nous aborderons en dernière partie.
Puis il y a bien sûr la vente de billets de concerts, festivals et autres symphonies ou rien n’est plus bon que de voir un artiste gratter en direct live sa belle guitare et interagir avec son public. Si internet a fait un effet dévastateur sur la vente de CD, internet a donné des ailes à l’industrie du live. Sujet que je vais tâcher d’amorcer en consistance avec vous maintenant.
Je me baserai principalement sur le contenu de Michael Rapino, président de Live Nation venu faire un discours pour le Concert Industry Consortium 2006. En 2005, Live Nationa produit plus de 28 500 évènements incluant des concerts de musique, des pièces de théâtre, etc. Live Natrion possède plus de 39 amphithéâtres, 58 théâtres, 14 clubs, deux sites de festivals, etc.
En 2006, 1 % du budget de divertissement du consommateur moyen américain était attribué aux concerts alors que 11 % allaient au sport, 13 % aux jeux de casinos, 15 % à la distribution de TV. Les concerts occupent donc une place fortement minoritaire dans l’univers du divertissement. De un, soit l’intérêt des consommateurs est limité. Cette hypothèse ne peut tenir la route car comment expliquer que certains concerts affichent « Sold out » et qui n’aime pas la musique ? De deux, l’industrie du live n’a pas encore déployé les moyens suffisants pour se donner la chance de grossir.
Ne donne-t’on pas suffisamment le goût aux consommateurs de venir aux shows ? La croissance du divertissement aux USA, augmentera de 260 % d’ici les 5 prochaines années, atteignant 9 billions de dollars selon M.Rapino. Alors comment convertirun amateur de match de hockey à venir voir un spectacle de musique ? Comment réinventer le modèle et saisir les opportunités qui se dressent ?
80 % des dépenses effectuées sur des biens musicaux sont faîtes sur du contenu enregistré. L’achat de billets est donc fortement minoritaire, le ratio étant en comparaison d’environ4 sur 1. Alors, étant donnée que les nouvelles technologies conduisent à l’ascension de la musique digitale et permettent d’offrir de la musique sous forme gratuite, fort est à parier que les consommateurs auront plus d’argent à dépenser dans l’achat de billet, reste à trouver la bonne manière de les amadouer.
Aussi les perspectives sont alléchantes dans l’industrie du mobile. Avec plus de 1 milliards de mobile vendus dans le monde en 2006; le SMS, MMS et 3 G offrent de réelles opportunités. L’émergence de nouveaux canaux de diffusion permet ainsi d’offrir une multitude d’expérience pour rentre en contact avec le fan.
Vous connaissez la loi de Paretto et bien nous y sommes de nouveau ! En 2005, près de 3 américains sur 4 (sur la population totale) ne sont pas allés voir un seul show dans l’année. Si l’on observe ceux qui y sont allés, on note en majorité des visiteurs occasionnels, venus voir un spectacle. Puis il y a les visiteurs neutres qui viennent jusqu’à deux fois par an voir un show, ils représentent 3 % de la population américaine. Et finalement, les fans, appelés « concert aficionados », voient au minimum trois concerts par an et représentent près de 2 % de la population américaine totale. Ces derniers pourtant totalisent près de 24 % des revenus des organisateurs de spectacle.
L’effet de niche est bien réel, ce n’est pas la taille totale de cette niche qu’il faut uniquement prendre en compte mais la fréquence à laquelle elle achète. Ilsera beaucoup plus facile de convaincre un « concert aficionado » d’acheter deux billets plutôtqu’un, par rapport à un visiteur occasionnel.
Les perspectives de croissance sont exponentielles : en convainquant ces derniers de se rendre à un concert en plus, les revenus augmentent de 24 %. Il faut donc trouver les moyens appropriés pour trouver les justes mots et fidéliser cette poule aux œufs d’or.